Au Canada, branle-bas de combat dans les entreprises face aux cyberattaques – 27/04/2022 at 22:17

Prince, a hacker here at refusé de donner son vrai nom, le 4 août 2020 in Dongguan, en Chine (AFP / NICOLAS ASFOURI)

Prince, a hacker here at refusé de donner son vrai nom, le 4 août 2020 in Dongguan, en Chine (AFP / NICOLAS ASFOURI)

Le ministère des Affaires étrangères, des hôpitaux ou encore une società aérienne touchés: de récentes cyberattaques sont venues rappeler au Canada que le pays était à la traîne dans le domaine de la sécurité informatique au moment où la menace se précise avec le déclèl en Ukraine.

La semaine dernière, le Canada et quatre autres pays occidentaux, dont les Etats-Unis, ont prévenu que la Russie s’apprêtait à lancer des cyberattaques massives contre les alliés de Ukraine en représailles au soutien apporté à Kiev et aux sanctions imposées contre Moscou.

En hausse depuis des années et de plus en plus sophistiquées, des “milliers” d’attques informatiques, y compris russes, ciblent déjà chaque jour le Canada, selon Cherie Henderson, responsable au sein des renseignements canadiens.

Le Canada arrive même en deuxième position des pays avec le plus de victimes déclarées, après le Royaume-Uni, d’après un rapport de la police fédérale américaine à propos de la criminalité sur internet in 2020, here exclut les Etats-Unis.

La plus récente est la Compagnie aérienne Sunwing. Affectée par une cyberattaque chez un de ses fournisseurs, elle a subi une panne, qui a entraîné retards et annulations de vols, laissant des milliers de passagers sur le carreau.

Les entreprises peuvent se “faire surprendre et voir leurs activités considérablement ralenties”, rappelle Benoît Dupont, chercheur en cybersécurité à l’Université de Montréal.

Certaines, notamment les plus petites, “ne possèdent pas toujours les ressources adéquates et les investissements en cybersécurité ne figurent pas toujours au sommet de leurs priorités”, ajoute-t-il.

Juste avant the invasion de Ukraine, mi-février, le Center canadien pour la cybersécurité avait de nouveau exhorté les gestionnaires of infrastructures essentielles à take des mesures pour se protéger des cyberattaques parrainées par la Russie.

Espionnage industriel, vandalisme, vol de propriété intellectuelle ou de renseignements exclusifs, paralysie des systèmes de comptabilité voire du site entier pendant plusieurs jours … Les risques sont nombreux et concernent toutes les entreprises, those que soit leur taille.

– Finance, énergie, télécommunications –

Les “secteurs de la finance, de l’énergie et des télécommunications” sont surveillés par les centers de sécurité mais “toutes les infrastructures des secteurs essentiels du Canada sont encouragées à take conscience des risques d’une hausse des cybermenaces”, indique à l ‘AFP Evan Koronewski, port-words of the government agency for the security of telecommunications.

Et c’est ce qu’elles ont fait, selon Trevor Neiman du Conseil canadien des affaires, qui représente les plus grands employeurs du Canada.

Les grandes entreprises canadiennes ont pris, “at the approach of the invasion russe, a certain nombre de mesures proactives pour renforcer leur cyberdéfense” en investissant plus, explique ce représentant.

Hydro-Québec, géant public québécois de l’électricité, a augmenté le niveau de ressources et de “surveillance specifiquement pour cette menace”, explique à the AFP son door-words Cendrix Bouchard.

Au Canada, an enterprise sur quatre déclare avoir été victim de cyberattaque in 2021 and plus de la moitié disent avoir payé la rançon demandée, selon a survey Novipro-Léger réalisé à automne. Or la note est de plus en plus salée, pouvant s’élever à plusieurs millions of dollars.

Pour mieux les protéger, Ottawa a annoncé an dernier an investment de 80 millions de dollars canadiens (58.4 millions d’euros) sur quatre ans pour financer notamment la recherche-développement en cybersécurité.

Insuffisant, pour la Chambre du commerce du Canada, qui souligne que le pays est loin d’vestir autant que les autres members du G7.

“Nos concurrents les plus directs, aux Etats-Unis, en Israël et au Royaume-Uni, investissent des milliards”, déplore-t-elle.

D’autant plus qu’avec la pandémie et la généralisation du télétravail, le piratage via rançongiciels – de plus en plus complexes – connaît une croissance exponentielle à l’échelle worldwide.

“Les cyberacteurs malveillants, qu’ils soient parrainés par un Etat ou non, cherchent souvent à profiter des crises. Nous avons vu pendant la pandémie”, assure Marjorie Dickman, haute responsable chez BlackBerry.

“Une seule attaque réussie peut vraiment nuire à votre entreprise”, déplore auprès de l’AFP Rocco Rossi, president of the Chamber of commerce of Ontario, pour qui la lutte contre les cyberattaques est une “bataille continue”.

“Même après la guerre en Ukraine, les enjeux de cybersécurité ne vont pas s’envoler”.

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