Avec inflation, l’équation se complique pour la livraison de courses express

Un coursier de l’entreprise allemande de livraison express Gorillas en juillet 2021 à Berlin (Tobias Schwarz / AFP / Archives)

La hausse des coûts pèse sur tous les acteurs économiques, mais d’autant plus sur ceux qui ne sont pas rentables: la livraison de courses express, ou “quick commerce”, après des débuts fulgurants, voit s’amonceler quelques nuages ​​au-dessus de sa tête.

Ces entreprises qui promettent la livraison de biens de consommation courante en une grosse dizaine de minutes, surtout en milieu urbain, étaient jusque-la habitués à annoncer des levées de fonds et des niveaux de valorisation record.

Corn ever, the allemand Gorillas annoncé la suppression de 300 postes administratifs, le turc Getir quelque 14% de ses effectifs soit un peu moins de 4,500 personnes. Etamericain GoPuff aussi a réduit la voilure, selon plusieurs médias.

La décision n’a pas été “prize à la légère”, assure the director general in France de Gorillas, Pierre Guionin, à the AFP. “Mais c’était une étape nécessaire”, pour l’enterprise afin qu’elle soit plus forte et plus rentable sur le long terme “.

Lancement de marques propres

Le public cible de cette nouvelle offers commercial, des habitants de grandes métropoles internationales, est a priori moins sensibles aux problèmes de pouvoir d’achat que le consommateur moyen, et “le marché reste en pleine croissance”, avec toujours plus de clients séduits, selon Pierre Guionin.

The livraison de courses express
La livraison de courses express (Simon MALFATTO / AFP)

Pour autant, les clients sont “plus attentifs” aux prix qu’auparavant et “la catégorie + discount +, par exemple, est très sollicitée”, observe-t-il toutefois. Et Gorillas vient d’ailleurs de lancer en France, Allemagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ses propres marques de distributeurs sur une cinquantaine de produits, généralement identifiés comme plus accessibles que les grandes marques (Danone, Coca-Cola par exemple ).

Mais la raison des réductions d’effectifs est surtout à chercher du côté du financement de cette activité de “quick commerce”, très coûteuse en temps, en logistique et en personnel, alors que le public est habitué aux frais de livraison faibles pratiqués par les e-commerçants as Amazon.

Les investisseurs “ne veulent plus soutenir des entreprises qui veulent faire de la croissance à tout prix”, explique à l’AFP Clément Genelot, specialists du secteur de la distribution chez Bryan, Garnier & Co.

Les quick-commerçants réduisent leurs effectifs ou se retirent de certains pays “parce qu’ils savent que ce sera plus compliqué de lever de l’argent”, dit-il.

Paul Lé, here at cofondé the site de commerce alimentaire en ligne La Belle Vie, indique avoir connu de telles “difficultés par le passé”. “Les investisseurs ciblent plutôt des marchés qui ont de meilleures perspectives de rentabilité”, souligne-t-il.

“L’activité a besoin d’un panier moyen axisz haut” pour dégager une marge plus important, dit-il. Son entreprise of him, La Belle vie here proposed the livraison “le jour même”, s’appuie sur un panier moyen de 80 euros against one vingtaine pour les quick-commerçants.

“Dark store” avec vitrines

Autre possibilité pour gagner en rentabilité, “s’adosser à d’autres activités plus rentables, par exemple une livraison le lendemain ou le surlendemain avec un gros panier de courses”. The quick-commerce option deveendrait alors a service annexe, allowing for exemple de commander les products “oubliés dans la commande en 48h”, observe-t-il.

Une boutique de l'entreprise américaine de
Une boutique de l’enterprise américaine de “quick-commerce” GoPuff, 10 juin 2022 in New York (Thomas URBAIN / AFP)

Reste que le quick-commerce fait face à l’opposition de plus en plus marquée de certaines grandes métropoles, voire d’une partie de la classe politique qui dénonce pêle-mêle, l’arrivée de “villes-entrepôts”, les nuisances pour les riverains, voire “l’économie de la flemme”.

“In New York, ya des discussions sur le fait de bannir les dark stores des quartiers residentiels pour éviter les vitrines aveugles donnant sur la rue”, explique Blake Droesch, analyste aux Etats-Unis pour Insider Intelligence.

GoPuff, acteur dominant dans la capital économique américaine, réfléchit à ouvrir ses dark stores au public, mais alors “those serait la difference avec un magasin de proximité qui fait de la livraison”, the specialists ask.

De son côté, Clément Genelot se dit toutefois “as an optimist sur le développement des dark stores”. “Ils vont se développer un peu moins vite qu’espéré mais la demande est encore there.”

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