Bourse: “La chute du CAC 40 crée aussi des opportunités”, selon Christopher Dembik

Those facteurs pèsent sur les cours, en forte baisse depuis le début de l’année?

Nous vivons une période spécifique. Quand habituellement, les crises se succèdent, nous observons aujourd’hui une accumulation de crises: la guerre en Ukraine, le supercycle des matières premières dont les prix vont rester durablement élevés, les perturbations du commerce international qui vont perdurer au moins jusqu’en 2023 et, à court terme, le risque de récession technique (deux trimestres de suite de baisse du PIB, ndlr) dans plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, ainsi que le risque de stagflation pour des Etats comme l’Allemagne.

De plus, les confinements devraient se poursuivre au moins jusqu’à automne en Chine, où Pékin conserve une stratégie zéro Covid. L’objectif du pays d’une croissance annuelle de 5.5% semble à présent impossible à respecter, avec des villes confinées représentant 30 à 40% du PIB chinois. Par ricochet, the worldwide croissance devrait être beaucoup plus faible que prévu cette année.

Il ya donc une accumulation de facteurs qui pèsent sur les cours. Et le durcissement monétaire américain est sûrement le plus important. La politique moins accommodante de la banque centrale (Fed) provoque a retrait de la liquidité et une myriade de conséquences, dont un dollar plus fort et une baisse des CAPEX (dépenses d’alvestissement des entreprises, ndlr).

The European Central Bank (ECB) va-t-elle emboîter le pas de la Fed et créer de forts remous sur les marchés?

The ECB will act with the parcimonie that the Fed, dont la force de frappe est plus important et qui a déjà prévu de remonter ses taux de 50 points de base en juin et en juillet. La banque centrale américaine a analysé dès l’année dernière que inflation ne serait sûrement pas temporaire. The ECB commence juste à s’en rendre compte en Europe. The ya un décalage temporel.

En attendant, le durcissement monétaire de la Fed to an incidence sur les marchés américains, auxquels les marchés européens sont très corrélés, here comes an immediate reaction.

L’inflation va-t-elle diminuer sous l’action des banques centrales?

Nous sommes sur une inflation qui va durer plusieurs années. Chez Saxo Bank, et à rebours de ce qu’a pu déclarer le president de la Fed Jerome Powell, nous ne voyons pas le pic de inflation dans la plupart des économies que nous surveillons. Ces derniers mois, on a beaucoup dit que ce pic était proche et inflation a continué à augmenter.

Elle va se poursuivre, parce que nous n’avons pas les moyens de la faire baisser durablement et de réduire suffisamment la demande, notamment outre-Atlantique. Yes nous voulons une inflation qui renoue avec des niveaux plus soutenables aux Etats-Unis, il faudrait des taux directeurs à 3-4%. Nous n’y sommes pas du tout! Et cela signifierait de faire will enter the economy américaine en récession.

Le même constat peut être dressé in the euro zone. C’est pourquoi nous pensons que inflation va se poursuivre à des niveaux plus élevés sur le continent, sans déboucher sur une hyperinflation.

Les cours du pétrole vont-ils aussi grimper?

Comme les autres matières premières, le pétrole est entré dans un supercycle. Avec toutefois une spécificité important: the hausse des prix is ​​fundamentalment liée à un sous-investissement chronique dans les infrastructures pour les énergies fossiles, here given in advance the Covid et s’est accentué ensuite. Cette difficulté structurelle ne sera pas résorbée à court terme, car les investissements n’augmentent pas, en raison notamment de la transition énergétique.

Le pétrole de schiste aux Etats-Unis will take it past the relais parce que les producteurs sont aujourd’hui dans une logique de rentabilité, pas de croissance. Ils ne cherchent donc pas à inonder le marché de pétrole. Et il va bien sûr y avoir l’embargo européen sur la Russie. Les barils en moins ne seront pas compensés par d’autres pays, pas au cours des prochains mois en tout cas.

Dans ce contexte difficile, comment s’en sortent les grandes entreprises?

L’inflation s’est répandue sur tous les secteurs. C’est un sujet nouveau et majeur, parce qu’aucune entreprise dans les pays développés n’a une réelle capacité de gestion de inflation. Beaucoup d’acteurs revoient à la baisse leurs résultats pour le premier quarter, se montrent prudents pour le deuxième et précisent n’avoir aucune visibilité pour le troisième quarter et la fin de l’année.

Yes certains espèrent un rebond au quatrième quarter ou en 2023, les prévisions fournies au marché n’ont que très peu de valeur à l’heure actuelle, car beaucoup d’entreprises s’attendent à revoir leur business model et leurs investment plans après l’été.

Le CAC 40 at-il encore a chance to finish in the vert cette année?

Aujourd’hui, avec le risque de récession, the difficult thing to imagine the CAC 40 flamber. Mais il ne faut pas se détourner du marché actions pour autant. On observe une baisse global des valorisations, qui crée des projets de fusions et acquisitions, notamment sur les moyennes capitalisations. If projected sur le long terme, the décote actuelle offers des opportunités d’achat. Il faut simplement se montrer plus sélectif.

Le durcissement monétaire peut affecter notamment les petites et moyennes capitalisations, ma il ya quelques pépites. Par exemple, en ce moment, il ya énormément d’introductions à la Bourse de Paris dans le domaine des énergies renouvelables (à l’image de Lhyfe dont il est possible de souscrire aux actions depuis lundi, ndlr). On peut also evoke the rachat en cours du producteur d’énergie Albioma par le fonds KKR. En revanche, mieux vaut éviter les plus petites capitalisations, car le marché est trop volatil aujourd’hui.

Avez-vous d’autres conseils à fournir aux investisseurs?

Les investisseurs veulent souvent sortir du marché quand il baisse. Le problème, c’est que vous encaissez alors votre perte. La meilleure logique est de faire le dos rond. On sait que les Bourses fonctionnent par cycle, donc les cours repartiront à la hausse sur le long terme.

The diversification is rude actuellement, dans un marché un peu en panique où tous les secteurs sont touchés. Il faut se porter sur les valeurs décotées dans des domaines indéniablement pertinents à avenir, en lien par exemple avec la transition énergétique. The ya aussi le secteur un peu refuge de la logistique, qui profite de la hausse des coûts dans le commerce international, à l’image de l’enterprise israélienne Zim ou de l’armateur danois Maersk. L’engorgement n’est pas prêt de se résorber au regard des données satellite portuaires de la Chine.

Ensuite, vous pouvez privilégier les grands fonds thématiques qui se positionnent sur les principales tendances (artificial intelligence, luxe…). Ils présentent the avantage d’être bien diversifiés entre petites, moyennes et grandes capitalisations. Ils sont flexibles et peuvent s’ajuster à l’évolution du marché. Enfin, les fonds spécialisés dans l’mobilier – ceux investis dans les residences étudiantes par exemple – présentent un réel intérêt dans la mesure où les loyers sont indexés sur inflation. Ilsofferent une bonne protection contre la hausse des prix et reposent sur des actifs concrets.

Pensez-vous que les élections législatives auront une incidence sur les cours?

Aucunement. The soundings ne devraient pas se tromper à un tel niveau. Vraisemblablement, Emmanuel Macron aura sa majorité. En revanche, the pourrait y avoir des manifestations après l’été sur la question du coût de la vie.

Yes Jean-Luc Mélenchon devenait Premier ministre, conceals arousal of the inquietude, avec un risque d’expropriation. C’est le pire que l’on puisse offer à des investisseurs libéraux et capitalistes. Ce serait un catastrophic scénario. Mais il est très improbable.

>> Achetez et vendez vos placements (Bourse, cryptomonnaies, or…) au bon moment grâce à Momentum, the newsletter of Capital sur l’analyse technique. Et en ce moment, avec le code promo CAPITAL30J, profitez d’un mois d’essai gratuit.

Leave a Reply

Your email address will not be published.