“ce qui menace la défense, c’est le suicide par la vertu” (Jean-Louis Thiériot, LR)

La bataille n’est pas gagnée et le débat même n’est pas éteint … Les projets de taxonomie et d’écolabel pour les produits financiers, qui veulent orienter les investissements considérés comme respectueux de l’environnement et dont seraient exclues pour le moment les industries de défense européennes, n’ont cessé d’quiéter les acteurs de la filière. Mais à l’heure où Brussels veut renforcer la defense européenne, ne crient-ils pas avant d’avoir mal? “The taxonomie et l’écolabel ne sont que les derniers avatars et en réalité, ils sont encore en discussion”lance Antoine Bouvier, director of the stratégie et des affaires publiques d’Airbus.

«Ce à quoi nous assistons depuis plusieurs années, ce sont des contraintes croissantes qui s’accumulent sur les éléments de financement. Il ya de plus en plus de gestionnaires d’actifs en Europe qui se sont fixés des règles de non intervention dans un certain nombre de secteurs “, explique ancien PDG de MBDA. Sans oublier “L’évolution sociétale, spécifique à l’Union européenne, qui s’est construite dans un cadre de paix et se renforceanalyze-t-il. Nous avons en face de nous une sorte de pacifisme qui ne veut pas dire son nom et qui attaque l’ensemble de la defense, par le biais le plus sensible, d’un point de vue médiatique, et c’est industrie de la défense “.

Autant say, comme le fait Alexandre Lahousse, chef de service des affaires industrielles et de intelligence économique à la Direction générale de l’armement (DGA), qu’il faut rester très vigilant. “Des travaux techniques se poursuivent dans un certain nombre de groupes d’experts”, poursuit-il. Et de s’indigner: “Attaquer la défense est choquant. Les textes sur la taxonomie tels qu’ils sont préparés behave une exclusion qui n’est pas acceptable. L’industrie de l’armement devrait être traitée sur la façon dont elle pilote ses entreprises au même titre que les autres secteurs “juge Alexandre Lahousse, rappelant les efforts en matière de développement durable des industriels comme de la DGA.

Integrate the souveraineté dans les critères ESG

“Ce qui menace notre base industrielle et technologique de defense (BITD) et notre global defense, c’est le suicide par la vertu”, renchérit le député (LR) de Seine-et-Marne, Jean-Louis Thiériot, author of a récent rapport à l’Assemblée nationale sur le sujet. Et ce, pendant que les concurrents de l’Europe, eux, n’en font pas preuve, selon lui … emplois, to a rôle vital.

Le député en est convaincu: «Le combat à mener est d’intégrer dans les critères ESG (ndlr: environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance) la notion de sécurité et de souveraineté. Il n’y a pas de durabilité sans sécurité “martèle-t-il, tout en pointant que le projet européen de taxonomie et de label de financement durable sont “En contradiction total” avec les récentes ambitions de Bruxelles pour renforcer la defense.

Risque réputationnel

Au-delà de la réglementation, le secteur bancaire est he aussi critiqué et se voit reprocher d’être frileux. «Aujourd’hui, une partie du corpus légal et réglementaire s’impose aux banques et à leur clientèle. Or les règles de sécurité financière et les normes auxquelles nous devons nous conformer se sont considérablement renforcées depuis une quinzaine d’années “, souligne pour sa part Solenne Lepage, director general adjointe à la Fédération bancaire française. Yes, in les grands groupes, “Ces matières sont connues”c’est moins le cas des PME qui, elles, ont parfois besoin d’être “Éclairées davantage”, dit-elle. Quant à la taxonomie, “Ce n’est pas aujourd’hui un élément déterminant pour (say) ceci peut ou ne peut pas être financé”affirme-t-elle.

Ce que conteste Alexandre Lahousse. «Il ne faut pas se refugier derrière l’aspect réglementaire pour masquer la façon dont on applique et décline ces règlements. Au niveau des banques, et chacune a son propre avis, les déclinaisons peuvent être locales. Le projet d’écolabel n’est pas adopté, ma il est déjà décliné dans les politiques sectorielles d’vestissement de certains établissementsbanires pour la partie défense “, estime-t-il. Concernant les PME de la BITD, the note par ailleurs, “Quelques cas avérés de refus de financement pour aller à l’export”dont certains liés à la nature de l’activité.

The social taxonomie n’a certes pas été adoptée mais elle est déjà intégrée par anticipation dans certaines politiques de banques “, confirms Jean-Louis Thiériot. A cela s’ajoute la prize en compte du risque réputationnel, here «Aboutit au désir, dans un certain nombre cas, de ne pas apporter des financements. Cela vaut pour les banques, les assurances et certains fonds “avance celui qui préconisait dans son rapport the establishment of a mediateur et des référents defense dans les banques.

Une pratique ancienne

Marwan Lahoud, president exécutif de Tikehau Ace Capital, qui investit notamment dans l’Aéronautique et la defense, évoque effectivement une certainine “Aversion culoz ancienne”, here freine the investment in the industries de defense, et en particulier “Dans certaines sociétés de l’Europe du nord”dit-il. “Bien avant qu’on parle d’ESG, certains gestionnaires d’actifs, excités par des NGOs, se posaient déjà des questions sur le fait d’aller ou non vers telle industries ou telle entreprise impliquée dans l’armement nucléaire, notamment” , poursuit-il. La guerre en Ukraine changera-t-elle the women? Pas durablement à en croire the investisseur, pour qui “Le pacifisme et la malveillance” sont toujours sous-jacents. “Dès que la guerre s’arrêtera, nous retrouverons les mêmes tendances”he concluded.