Comme sous l’ère Volcker, les Etats-Unis connaîtront “une récession majeure”, prévient Deutsche Bank, Actualité des marchés

Mardi dernier, soit deux jours avant que les Etats-Unis n’annoncent une contraction surprise du PIB au premier quarter, l’équipe d’économistes de Deutsche Bank publiait une note de recherche qui expliquait, selon eux, “Pourquoi la prochaine récession sera pire que prévu”, prenant encore un peu plus leur distance avec le consensus. Déjà que, début avril, Deutsche Bank était devenue la première banque à prévoir une récession, quoique “Légère”dans la première économie d’ici à la fin 2023, voire début 2024, voilà maintenant que David Folkerts-Landau, Peter Hooper and the stratégiste Jim Reid soutiennent que la contraction du PIB final evening plus profonde qu’initialement prévu.

“Nous aurons une récession majeure”préviennent-ils, sans avancer de chiffres, mais en faisant référence “Aux premières années de Volcker” à la tête de la Réserve fédérale américaine, connu pour avoir précipité les Etats-Unis dans ce qui avait été à l’époque la pire récession depuis la Grande Dépression: the PIB s’est contracté de 8% au deuxième quarter 1980 and 0, 5% au troisième quarter, with a taux de chômage monté, in 1981, jusqu’à 11%. In order to fight the inflation, the economist Paul Volcker, named au post of banquier central en chef in 1979 par the president démocrate Jimmy Carter, brings the taux d’intérêt directeur à 20% en 1980. L’inflation, here culminates at 13 , 5% in 1981, 3.2% in 1983.

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Aujourd’hui, inflation est au plus haut depuis 1981. The index des prix à la consommation a progressé au rythme de 8.5% en mars sur un an, ce qui fait dire à Deutsche Bank que la Fed, déjà très en retard, va devoir relever le taux d’intérêt directeur – sur lequel se basent les banques commerciales pour prêter aux entreprises et aux ménages – de manière si agressive that conceals aura forcément a gros impact sur l’économie. Selon les authors de la note, the faut notamment s’attendre à une hausse du chômage de plusieurs points de pourcentage. Corn, «Au plus tôt et au plus agressif the Fed agira, moins il y aura de dommages à long terme sur l’économie. […] Les Etats-Unis ont the chance d’avoir une banque centrale indépendante, qui fait ce qui est bon pour le pays même is concealed signifie une récession inévitable. “

Le plus gros retard depuis les années 80

Bien sûr, le resserrement monétaire est une décision qui nous affecte tous, en tant que société, c’est pourquoi, selon la banque, “Il serait très tentant d’adopter une slow approche, en espérant que l’économie américaine puisse se stabiliser” toute seule. Mieux vaut arrêter de rêver, «Cela n’arrivera pas. “ Quand bien même the inflation aurait attiint un pic, the faudra “Beaucoup de temps” avant qu’elle ne revienne à l’objectif de 2% fixed by the Réserve fédérale. “Le fléau de inflation est de retour et il est là pour rester”, dans un monde où la guerre en Ukraine, the persistance du Covid en China et la déglobalisation poussent les prix vers le haut. ” Le marché de l’emploi et les bilans des ménages sont solides, et la seule façon de faire baisser la global demand est de relever les taux le plus haut et le plus rapidement que ce qui pourrait sembler raisonnable “recommande-t-on chez Deutsche Bank, où l’on pense que la banque centrale a déjà trop tardé à relever le taux directeur.

At that point the Fed est-elle “En retard sur la courbe” ? Comme plus jamais elle ne a été depuis le début des années 1980, répondent les économistes, basant leur affirmation sur un index maison – the “Fed’s Misery Index” – qui mesure l’écart entre les niveaux actuels de inflation et du chômage par rapport aux objectifs de la banque centrale en la matière, qui a pour mandat la stabilité des prix et le plein emploi: inflation est trop élevée et le taux de chômage a diminué bien trop rapidement pour que l’amélioration du travail soit durable. Cet “index de la misère de la Fed” caracole aujourd’hui à plus de 5. Or, as l’expliquent David Folkerts-Landau, Peter Hooper et Jim Reid, «Dans le passé, à chaque fois que the index est passé sensiblement au-dessus de zéro, l’économie est entrée en récession. ”

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The “index de la misère de la Fed” est au plus haut depuis le début des années 80 | Crédits photo: Deutsche Bank

“Enorme problème dans la profession”

Récemment, le president de la banque centrale américaine, Jerome Powell, rappelait que les épisodes de resserrement monétaire au milieu des années 60, 80 et 90 n’ont pas été suivis de récessions. Effectivement. Mais Deutsche Bank réplique que ces phases de relayvement des taux se sont produites lorsque the index était autour de zéro. «The s’agissait d’environnements très différents de celui, autrement plus difficile, auquel la Fed est confrontée aujourd’hui. Avant, the Fed agissait généralement de manière beaucoup plus préventive. “ Pour les équipes de Deutsche Bank, la récession semble tellement inévitable que, pour elles, il est aberrant que la plupart des économistes continuent de tabler sur un landing en douceur. “Je suis très surpris de ce constat”wrote David Folkerts-Landau l’économiste en chef de la banque. «Nous vivons actuellement un changement de paradigme en macroéconomie. Le consensus pour lequel, habituellement, il ya peu de déviation autour de cette prévision médiane, s’est constamment trompé depuis une dizaine d’années, et essentiellement ces deux dernières années. Les prévisionnistes ont sous-estimé l’ampleur du rebond de l’économie après la pandémie, ils ont sous-estimé the impact inflationniste des plans de relance et le fait que cette inflation n’était pas transitire. Avons-nous un énorme problème dans la profession avec des modèles qui ne sont plus adaptés aux besoins? Ces mêmes prévisionnistes et modèles s’attendent maintenant à ce que nous croyions qu’il y aura un landing en douceur à partir d’un niveau tel d’inflation qu’il n’y a jamais eu d’atterrissage en douceur. “

Goldman Sachs, qui n’entrevoit toujours pas de contraction du PIB, a simplement admis récemment que le risque d’une récession dans les deux ans à venir aux Etats-Unis s’était accru, pour attiindre 38% à la fin avril. Chez UBS, on continue d’espérer que l’expansion économique va se poursuivre malgré le va-t-en guerre des banquiers centraux against inflation. Mais, reconnaît notamment Mark Dowding, responsible for the investissement au sein de la signature de gestion d’actifs BlueBay Asset Management, “Une récession devient plus probable si la Fed doit continuer à augmenter son taux au-delà du taux [intérêt réel] neutral, que les responsables politiques estiment à environ 2.5%. “

Trois autres hausses d'au moins 50 points de base sont anticipées en juin, juillet et septembre

Trois autres hausses d'au moins 50 points de base sont anticipées en juin, juillet et septembre

Trois autres hausses d’au moins 50 points de base sont anticipées en juin, juillet et septembre

| Crédits photo: Bloomberg

La banque centrale américaine devrait annoncer, demain soir, à l’issue de son comité de politique monétaire, a relay of 50 points de base de son principal taux directeur, pour le porter dans une fourchette de 0.75-1%. Trois autres hausses de 50 points de base à chaque fois sont anticipées en juin, juillet et septembre, d’après les calculs de agence d’informations financières Bloomberg, formé à partir des positions des investisseurs sur le marché des taux. Puis, in November and décembre, the Fed will slow down the rythme of the relays on the cours des deux dernières réunions de l’année. Sur cette base, aux Etats-Unis, le taux d’intérêt directeur nominal [hors inflation] devrait attindre au minimum les 2-2.25% d’ici à la fin 2022, avant de tendre vers les 3% en 2023. Selon le CME, le marché sur lequel sont échangés les contrats futures sur Fed Funds, qui a son propre modèle de calculs, le taux directeur devrait s’élevait à au moins 3% dès la fin de cette année, avant d’atteindre, avec une chance d’occurrence de plus de 50%, le niveau de 3.5-3.75 % au début de l’été 2023.


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