Crypto, Elon Musk, TikTok … Les dessous du big bang des réseaux sociaux

Elon Musk to joué les enfants de choeur pour expliquer son envie de racheter de Twitter. “Défendre la liberté d’expression”, “protéger la démocratie” …, ses arguments of he étaient (étonnamment) policés. Mais il en est un de taille qu’il a gardé pour him: le fait que le secteur est en train de complètement se reconfigurer. Le rachat de Twitter n’est pas encore conclu (certaines variables clés du réseau sont encore à l’étude), ma “il ya une place à take sur les réseaux sociaux”, assure Jean-Christophe Liaubet, associé chez Fabernovel,.

Ce qui alimente cette tectonique des plaques? D’abord le fait que les réseaux sociaux se sont construits sur deux gros malentendus. Le premier, source de tous les maux, est l’idea que les réseaux sociaux sont gratuits. A l’époque de leur création, il faut dire que les internautes piratent à coeur joie films et musique. L’idée de payer pour un réseau social est impensable et très “ancien monde”. Sauf que tout se paye bien sûr dans la vie, et que si les réseaux ne se rémunèrent pas auprès des internautes, leurs données valent, elles, de or auprès des annonceurs.

Comme d’autres plateformes, Meta, ex-Facebook, a choisi de construire son modèle économique autour de la publicité ciblée. Ses équipes doivent, dès lors, se creuser les méninges pour favoriser les contents le plus addictifs possible. Les petits chats mignons marchent très fort, les publications qui mettent les gens en colère plus encore. A business model here enters the dérives que l’on sait et qui women aujourd’hui quelques signes d’essoufflement.

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Pour la toute première fois de son histoire, Meta a vu son nombre d’utilisateurs baisser en fin d’année 2021. L’indicateur est departi à la hausse depuis, mais l’état d’alerte demeure, en particulier sur le segment des jeunes utilisateurs, si précieux pour les réseaux sociaux, que Meta a toutes les peines du monde à retenir. Le dernier rapport Gafanomics de Fabernovel mettait également en garde contre un net ralentissement des revenus publicitaires du groupe, here “risque de perdurer les prochains trimestres”.

The Twitch ovni pousse un nouveau modèle économique

A inverse, de nouveaux modèles émergent pour les réseaux sociaux, notamment la voie de “l’économie de la création” qu’a ouvert l’ovni Twitch. Cette plateforme sur laquelle tout a chacun peut se filmer en direct et interactir avec son public a eu le flair de proposer des outils ludiques aux internautes pour financer les personnes qu’ils apprécient. Ils peuvent s’abonner à leurs streamers préférés ou leur acheter des “applaudissements virtuels”. Un modèle qui n’est pas parfait (une partie des streamers jugent les commissions prises par Twitch trop lourdes), corn here in le mérite d’ouvrir de nouveaux horizons.

The ancestral concept d’abonnement fait aussi son retour en force. “C’est ce qu’Elon Musk envisage pour Twitter”, souligne Jérôme Colin, director associate of the cabinet de conseil Fifty-Five. Si le rachat va à son terme, il a intention de réduire de moitié le poids de la publicité dans les revenus de la société et de compenser cette baisse par une hausse, entre autres, des abonnements payants à des options premium. Un pari risqué, mais malin, car le public, lassé des abus, est sans doute plus enclin aujourd’hui à payer pour une qualitative offers.

“Les business models dans le secteur se fragmentent “, confirms Neil Mawston, director exécutif of Strategy Analytics. Et ce n’est pas le seul bouleversement dans cette sphère. des hébergeurs, pas responsables des contents qui circulent (messages haineux, defamation, etc.). Les réseaux ont longtemps campé sur cette position bien pratique mais fallacieuse. Car comme le souligne le député Bruno Studer, ancien rapporteur de la proposition de loi contre les fausses informations de 2018, “tous les contents ne sont pas présentés de la même manière par les réseaux sociaux, leurs algorithmes en mettent certains plus en valeur que d’autres. C’est évidemment une éditorialisation qui ne dit pas son nom “.

Et cells-ci a une influence énorme sur the world discussion. An exemple? La désinformation sur le Covid here inundé la toile provient en réalité d’un nombre ridiculement petit de personnes (aux Etats-Unis, 65% provenaient de 12 comptes, selon le Center for Countering Digital Hate). Face à la gravité des enjeux, les réseaux sociaux commencent enfin à assumer leurs responsabilités. Les politiques leur laissent, il est vrai, de moins en moins le choix. Les Européens sont tombés d’accord en avril sur un texte historique, the Digital Service Act, here it goes imposer aux plateformes un sérieux ménage. Cela pourrait leur être néanmoins bénéfique: the internautes trop souvent confrontés à du harcèlement sur un service ont – logiquement – tendance à s’en éloigner.

L’affreux casse-tête de la modération

Le sujet n’en demeure pas moins un affreux casse-tête pour les réseaux sociaux, dont les decisions, mal comprises, déclenchent souvent l’ire des internautes. “Tous mes amis de gauche ‘woke’ sont convaincus que les réseaux sociaux protègent un patriarcat suprémaciste blanc et misogyne, et ont plein d’exemples de cas où les plateformes ont injustement supprimé leurs publications […]. Tous mes amis de droite sont convaincus que les réseaux sociaux sont vendus à un agenda woke – Black Lives Matter – Marxist – LGBTQ “, plaisantait Yishan Wong, ancien PDG du populaire réseau social Reddit en avril dernier.

Un climat tendu qui favorise l’émergence de services, tel Gettr, qui revendiquent avec orgueil de laisser leurs usagers tout dire, pour le plus grand bonheur de l’extrême droite américaine. Les acteurs historiques, eux, regrettent sans doute de ne pas s’être plus tôt penchés sérieusement sur ces problématiques cornéliennes. Ils vont devoir maintenant s’y atteler avec plus de vigueur, alors qu’il leur faut simultanément phosphorer sur deux ruptures technologiques majeures qui se dessinent dans le secteur

La première est la blockchain, qui a fait une entrée fracassante dans la sphère financière. Même si le secteur connaît en ce moment une passe difficile, les cryptomonnaies et les NFT ouvrent la perspective de nouveaux réseaux sociaux plus décentralisés où les internautes pourraient monétiser leurs containus eux-mêmes (vidéos, photos, etc.), déittenir chacun un petite de propriété du service et décider collectively de ses règles de fonctionnement. “The principal apport des réseaux sociaux décentralisés est la suppression des techniques opaques de profilage des utilisateurs à destination des annonceurs”, résume Hugo Bordet de l’Adan, the Association pour le développement des actifs numériques.

Les acteurs historiques regardent ce bouillonnement d’idées avec autant d’intérêt que d’quiétude, car ce que l’on appelle le Web3 remet en réalité tout leur modèle en question. Ils l’expérimentent donc timidement (Instagram heads les NFT aux Etats-Unis) pour voir comment en tirer parti sans scier la branche sur laquelle ils sont confortablement assis. L’autre virage qui se dessine dans le secteur est celui du métavers qui “fera passer d’une plate expérience 2D à un monde 3D beaucoup plus riche”, explique Neil Mawston. Le groupe de Mark Zuckerberg investit des fortunes dedans et s’est renforcé dès 2014 sur les équipements en rachetant Oculus. La guerre du métavers est cependant loin d’être gagnée pour him.

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Les médias sociaux ont, certes, toujours été des sables mouvants (le chinois TikTok a surpris tout le monde en bouleversant le quasi-monopole des réseaux américains dans le monde). Mais, dans le métavers, la concurrence viendra de fronts totment nouveaux: la sphère des constructeurs tech et le monde du jeu vidéo. Pour réussir dans le métavers, the faudra en effet trois leviers: une grande communauté d’utilisateurs, des casques et lunettes allowing an immersion réussie, et la capacité de créer des environnements virtuels captivants. A pro du hardware like Microsoft here is the main sur la communauté of an Activision Blizzard and the expertise of ses développeurs dans les mondes artificiels a donc de quoi donner des sueurs froides à Zuckerberg. Sans oublier Apple qui se tient en embuscade et va bientôt dégainer son casque de réalité virtuelle. La partie de chamboule-tout dans les réseaux sociaux ne fait que commencer.


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