De Pinault à Frérot, the daring saga of the Chapelle Darblay

L’histoire débute à la fin des Années folles avec la création -grâce aux dommages de guerre- deux papeteries de part et d’autre de la Seine dans des communes ouvrières de la banlieue rouennaise: Grand-Couronne et Saint-Étienne-du-Rouvray. Leur emplacement ne doit rien au hasard. Le port dispense à foison la matière première: le bois mais aussi le kaolin, indispensable à la production. Les affaires sont florissantes during the premières décennies. Les installations modernes, adossées à des centrales électriques parmi les plus puissantes de France, fournissent la gloutonne région parisienne en papier et exportent. Partiellement bombardées pendant to the Second World Wars, elles repartent de plus belle à sa suite. En mai 68, les deux usines fusionnent pour donner naissance à la Chapelle Darblay. Situées dans ce que l’on appelait à l’époque la ” ceinture rouge »De Rouen la bourgeoise, elles divertent des bastions du syndicalisme. The ultra dominant CGT y obtient des acquis sociaux importants.

Le navire take l’eau

Les choses se gâtent à partir des années 1970. Pendant que ses concurrents canadiens et scandinaves se modernisent et gagnent du terrain, la Chap Pap néglige de réinvestir ses bénéfices pour renouveler l’outil de production de Grand-Couronne qui date du début du siècle. The rentabilité s’érode et les Dettes s’accumulent. L’Etat actionnaire à hauteur de 30% dépense des dizaines de millions de francs pour lui permre de boucler ses fins de mois. S ! In 1980, lestée d’un passif de plus d’un million de francs, the enterprise dépose le bilan mais le gouvernement ne se résoudra jamais à la liquidation judiciaire. Difficult to lâcher a groupe of 2,000 salaries here alimente tous les grands quotidiens en papier journal. Qui plus est, au lendemain de l’élection de François Mitterrand.

Mitterrand élu, Fabius entre en scène

La Chapelle Darblay est maintenue en vie sous perfusion, mais son avenir reste incertain. C’est alors que Laurent Fabius, député de la circonscription, entre en scène. The pressure is strong on the jeune ministre des Finances, qui reste sourd aux demandes de nationalization émanant des syndicats, pour se mettre en quête d’un repreneur. Aucun français ne frappant à la porte, which here you deviate from Premier ministre appelle à la rescousse in 1983 un papetier hollandais à capitaux publics du nom Parenco. The order that celui-ci prescribed is douloureuse: plus de 1,400 suppressions d’emplois et la fermeture de l’usine de Grand-Couronne. A veritable casus belli pour la CGT qui va s’engager dans un bras de fer memorable avec le soutien d’une partie de la classe politique, à commencer par the influent Roland Leroy, directeur de L’Humanité et député communiste de Seine-Maritime.

Trois mois d’occupation

N’oublions pas le contexte politique de l’époque qui est celui d’un gouvernement d’union de la gauche de l’après-81 marqués par la présence de ministres communistes pour la première fois depuis 1947 », Rappelle Gilles Pichavant, secrétaire à l’époque of the Institut d’histoire sociale de la CGT (IHS-CGT) and un des très bons connaisseurs du dossier. Pendant trois mois, les salariés emmenés par la CGT vont occuper les deux sites, allant jusqu’à relancer la fabrication sous l’œil des CRS et des journalistes, que affaire passionne. The mobilization, d’une ampleur unédite, finit par payer. In 1984, Laurent Fabius dégaine a nouveau plan qui sauvegarde les usines et accorde à l’entreprise une aide salvatrice de plus de 3 milliards de francs en subventions et prêts divers. The confie les clef de l’entreprise à John Kila, spécialiste néerlandais du papier: an individ « peu diplomate au management brutal »(The AFP dixit).

Madelin stops the robinets

Kila re-enacts the société à titre personnel avec un apport minime elicitant l’étonnement de la Cour des Comptes. ” Un homme seul se voit confier près de trois milliards de francs pour reprise a thousand salariés Commented the journalists François de Closets à l’époque. Grâce à la générosité du soutien public, les papeteries sont modernisées. C’est au cours de cette période que leurs équipes mettront au point la technologie du recyclage encore en vigueur aujourd’hui. Mais John Kila ne parvient pas à les remettre sur le chemin de la rentabilité. The dossier traîne en longueur. ” The women des cauchemars à tous les ministres de l’Industrie depuis dix ans », Écrit Éric Walther dans le Nouvel Obs. In 1987, coup de théâtre. Alain Madelin, ministre des finances de la première cohabitation, refuse de verser le reliquat des aides promises par son prédécesseur socialiste. ” The autoroute des subventions est coupée », Tranche-t-il. La décision acte le départ du néerlandais.

Le coup de maître de François Pinault

Madelin proposed alors la location-gérance au papetier canadien Cascades associé à l’homme d’affaires François Pinault qui commence tout juste à faire talking about him in rachetant des sociétés en fâcheuse posture. Le duo dépose le bilan trois semaines plus tard disant avoir découvert des créances douteuses, mais Pinault reste dans le paysage. The Breton industry met la main sur la holding Chapelle Darblay in 1988 thanks to a prêt du Crédit Lyonnais. Il la revendra en 1990 aux groupes scandinaves Stora et Kymmene réalisant au passage une confortable plus-value de plus de 420 millions de francs. The Huma crie au scandale: ” Deux ans après the avoir repris, the affairiste Pinault vient de revendre the affaire. »The intéressé utilisera ses bénéfices pour entrer au capital of the CFAO, géant du négoce international.

La roue tourne à nouveau

Scindé en deux, le groupe Chapelle Darblay passera ensuite entre plusieurs mains, toutes étrangères. Transformée en cartonnerie, the papeterie de Saint-Etienne-du-Rouvray est aujourd’hui propriété du britannique DS Smith. Hier “capital française du papier journal“comme affirmait son slogan des années 1980, le site de Grand-Couronne sauve sa peau in extremis, la encore grâce à the intervention de la puissance publique et de la mobilization d’un ex-poulain de … Laurent Fabius : Nicolas Mayer Rossignol, president of the Métropole de Rouen. Rachetée au finlandais UPM (ex-UPM-Kymmene) pour un peu moins de 10 millions d’euros par la métropole (here l’avait préemptée), l’usine vient d’être revendue dans la même journée au groupe Veolia associated with fabricant de pâte à papier Fiber Excellence. The consortium promet an investment of 120 million euros for the repositionner on the fabrication of carton ondulé recyclé for packaging.

Lors de la remise officielle des clefs à Jean-François Nogrette, patron de Veolia France, ce mardi, Cyril Briffault, un des trois syndicalistes à l’igine du sauvetage de la papeterie, arborait un tee-shirt où l’on pouvait lire: ” Chapelle Darblay: en route vers les 100 ans ! ” La suite de cette rocambolesque histoire reste à écrire.