Emprunteurs, épargnants, Etats: les gagnants et les perdants de la hausse des taux d’intérêt

L’ère de l’argent easy semble bel et bien terminée. Mercredi soir, la banque centrale américaine (Fed) in annoncé le relayvement de ses taux directeurs de 0.75 point de pourcentage, pour les fixer dans une fourchette comprise between 1.50 à 1.75%. Soit le plus fort tour de vis monétaire depuis 1994. Avant elle, the Banque centrale européenne (ECB) avait annoncé mettre fin à sa politique d’achats d’obligations sur les marchés et prévoir un relayvement de ses taux d’intérêt en juillet de 25 points de base, une première hausse depuis 2011. The Banque d’Angleterre (BoE) is entrée dans la danse ce jeudi en annonçant une cinquième hausse consécutive de son taux directeur, le portant à 1.25%, a nouveau record depuis 2009.

Ces décisions, qui marquent un tournant dans l’histoire récente des politiques monétaires, ne seront pas sans conséquences sur les économies et leurs acteurs. Certains tireront leur épingle du jeu mais d’autres risquent d’y laisser des plumes. Passage en revue.

Les épargnants se réjouissent

Ceux qui sont plutôt fourmis que cigale figureront parmi les gagnants. La hausse des taux devrait rendre plus alléchants les rendements des produits financiers les plus populaires, as the assurance-vie ou le livret A. Le taux de ce dernier est en effet calculé en fonction du taux auquel les banques se prêtent et de l ‘ évolution de inflation. “Yes, the revalorisation avait lieu aujourd’hui, le taux proposé serait de 1.7%”, against 1% en février dernier, explique l’économiste Eric Dor. La prochaine hausse est justement attendue cet été.

Une bonne nouvelle pour les banques (sous conditions)

La remontée des taux d’intérêt sera bénéfique aux banques si inflation est rapidement contaue, explique dans une étude publiée ce jeudi le cabinet Oliver Wyman. Dans un des trois scénarios qu’il établit sur les conséquences du relievement des taux sur le secteur, le cabinet évoque celui d’un “terrissage en douceur”. In this scenario, les banques centrales réussissent à containing the inflation sans obérer la croissance. C’est la situation la plus favorable aux acteurs bancaires. Les banques bénéficieraient notamment de marges accrues du fait de taux d’intérêt en hausse et d’une production de crédits toujours forte. Avec un coût du risque qui devrait quant à him will remain raisonnable.

Il faut toutefois noter que ce scenario n’a pas les faveurs des experts du cabinet qui craignent que le contrôle de inflation soit plus compliqué que prévu. «La guerre en Ukraine met un peu plus de pressure» à court terme, explique Elie Farah, head of the division services financiers France chez Oliver Wyman. “Des facteurs structurels tels que la nécessité de bouger vers des énergies qui ne sont pas forcément très bon marché” laissent à penser que “cette inflation n’est pas juste quelque chose qui va disparaître dans immédiat”, souligne-t-il .

Une épine dans le pied des emprunteurs

La remontée des taux n’est pas une bonne nouvelle pour les emprunteurs. The ECB goes augmenter son taux de refinancement, qui est celui auquel les banques commerciales lui empruntent des liquidités. Objectif: renchérir le coût de l’argent pour réduire la masse monétaire en circulation et freiner inflation. Or, les banques commerciales devraient répercuter ce renchérissement sur leurs clients, if traduisant par une hausse du coût du credit. Acheter une maison deveendra plus compliqué: la hausse des taux immobiliers, déjà à l’oeuvre, devrait s’intensifier.

Le renchérissement du coût des emprunts evening globally un frein à la consommation des ménages. Corn pas seulement. Les entreprises, qui empruntent pour développer leurs activités, seront également touchées. D’où les inquiétudes autour d’un ralentissement global de la croissance. «Il ya un manque de visibilité évident concernant la direction que va suivre l’économie. Des taux plus élevés vont la fragiliser, c’est certain », estime William Gerlach, country Manager France chez iBanFirst.

Une épée de Damoclès au-dessus des Etats endettés

All comme les particuliers et les entreprises, les etats here empruntent sur les marchés pour financer leurs depenses seront dans le rang des perdants. La France, par exemple, déjà endettée à hauteur de plus de 2,800 milliards d’euros, ne profitera plus de taux d’emprunt avantageux. Elle verra progressivement les charges de sa dette augmenter, avec des conséquences notables sur son budget.

Une pression accrue sur les pays émergents

La hausse des taux décidée par la Fed enters un renchérissement du dollar, devenu plus rémunérateur, face aux autres devises. Or, les produits essentiels, comme le pétrole ou the quasi-totality des matières premières, sont libellés en devise américaine sur les marchés mondiaux. Ils deveennent donc plus chers, pénalisant les importateurs et accentuant localement inflation. Les pays émergents ou très pauvres, déjà fragilisés par les conséquences de la pandémie de Covid et de la guerre en Ukraine, sont les plus exposés à ce risque.

Plusieurs pays, à l’image de la Turquie ou du Brésil, vont aussi souffrir de l’attrait accru des investisseurs pour les bonds du trésor américains. Jugés plus sûrs, ces derniers risquent de réorienter les flux de capitaux depuis ces pays vers les Etats-Unis. De quoi déstabiliser un peu plus leurs économies.

Une mauvaise nouvelle pour les détenteurs de cryptomonnaies

L’amélioration des rendements des obligations qu’entraîne la hausse des taux des banques centrales détourne les investisseurs des actifs risqués. Les cryptomonnaies souffrent particulièrement de cette hostilité au risque. Le cours du bitcoin, qui avait attiint an dernier un record à 68.992 dollars, ne s’échangeait plus ce jeudi qu’à 21.600 dollars environ. The ensemble du marché a perdu les deux tiers de sa valeur par rapport à son pic et vaut désormais à peine 1,000 milliards de dollars, selon le site Coingecko.

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