Encore un chiffre très mitigé sur les prix américains, pas de quoi relancer le Cac 40, Actualité des marchés

The Bourse de Paris remains ancrée dans le rouge ce jeudi, en baisse marquée de l’ordre de 2% desormais. En milieu d’après-midi, le Cac 40 perd 1.9% à 6,152.92 points, abandonnant une bonne partie de ses gains de la veille après avoir chuté de 2.7% au plus base de la séance. En cause, la nouvelle baisse de Wall Street dans les premiers échanges (-1.06% pour le Dow Jones, -1.6% pour le Nasdaq Composite), les operateurs américains ne se montrant guère résurés par les derniers chiffres concernant l ‘ évolution des prix outre-Atlantique.

In New York, comme ailleurs, les yeux étaient en effet fixés sur la deuxième statistique de la semaine concernant l’évolution des prix aux Etats-Unis, concernant ceux à la production cette fois. Avec le même constat que la veille, pour leur pendant à la consommation. Ils se sont un peu calmés par rapport à leur pic de mars, sans pour autant complètement reassurance sur une décélération rapide. Sur un an, les prix à la production ont augmenté de 11%, moins que la poussée de 11.2% observée le mois précédent, mais davantage que les 10.7% qui étaient visés par le consensus. Ils sont en hausse de 6.9% en données «core», c’est-à-dire hors éléments volatils que sont l’énergie et la alimentation, against 6.6% anticipés. Par rapport à mars, the progression is 0.5% en women publiés and 0.6% en «core», as attendu.

Hier, les prix à la consommation ont decontenancé les investisseurs. At 8.3%, inflation sur un an est ressortie, comme espéré, en deçà des 8.5% de mars, un pic de 40 ans, mais au-delà des 8.1% attendus par le consensus. De quoi donner raison à la fois aux optimistes – mais peut-être plus encore aux pessimistes au vu de l’évolution de Wall Street hier soir – quant à l’évolution des prix dans le pays…

“Crise du coût de la vie”

Une inflation de 6.2% en données «core» en avril signifie, pour le conseiller économique en chef d’Allianz, Mohamed El-Erian, qu’il ya de nombreux facteurs qui entrent désormais en ligne de compte dans la formation des prix , ” ce n’est qu’une question de temps avant que nous parlions d’une crise du coût de la vie. Il ne s’agit plus seulement de la guerre en Ukraine mais d’un processus d’inflation à grande échelle que la Fed a pris du retard à gérer. »Retard qu’elle va peut-être devoir rattraper par des hausses de taux plus agressives que de seuls relayvements de 50 points de base de ses Fed funds lors des prochaines réunions du FOMC.

En revanche, pour Véronique Riches-Flores, économiste de Riches-Flores Research, ” ce rapport accroît indisputablement les chances que le pic d’inflation américaine soit derrière nous. (…) Elle notes l’envolée des tarifs aériens de 18.5% in un mois, de très loin la plus forte hausse de l’indice, sans lesquels la hausse mensuelle de l’Indicateur sous-jacent aurait été de 0.4%, au lieu des 0.6% que les marchés ont vu d’un mauvais œil par rapport à l’Espoir d’une possible détente des tensions sur les taux (…) La hausse des prix des biens ou des services de loisirs est, par exemple, à peu près moitié moindre qu’il ya deux ou trois mois. Les prix de habillement ont, quant à eux, reflué de 0,8%. Les hausses de loyers, particulièrement redoutées après celles observées sur le marché immobilier, n’accélèrent pas de manière ostentatoire “.

STMicro en «survivor» de la séance

Du côté des valeurs, le secteur du luxe, qui concentrre plus de 20% de la pondération Cac 40, pèse sur la tendance, Kering, Hermès et LVMH abandonnant de 3.4% à 4.1%. Autre entreprise considérée comme chère en Bourse et sensible aux hausses de taux d’intérêt, Dassault Systèmes lose 3%. Les cycliques Renault et ArcelorMittal abandonnent 5.5% et 4.3%.

Veolia Environnement, pourtant en avance sur son plan de marche au premier quarter après sa fusion avec Suez, losing 5.4%. Certains analystes estiment that les predictions sont un peu prudentes.

Bouygues (-0.8%) resists mieux. Le groupe de BTP et de télécommunications a dévoilé des facturations de 8,2 milliards à fin mars, en hausse de près de 6% pour un résultat opérationnel en perte de 77 millions, stable sur un an, mais moins forte que ce que craignaient les analystes. Les prévisions annuelles sont maintenues.

Dans le cadre de son Investor Day, STMicroelectronics a indiqué viser un chiffre d’affaires supérieur à 20 milliards de dollars pour 2025-2027, with a brute marge de l’ordre de 50%. Message reçu 5 sur 5 en Bourse, le titre du fabricant de semi-conductteurs Franco-Italian affichant the plus forte des rares hausses du Cac 40 (+ 3.1%).


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