Est-ce une bonne idée d’épargner en période d’inflation?

Cela n’aura échappé à aucun consommateur, en cette année 2022, les prixmontent. France suffered an inflation record depuis des décennies, at 4.8% en rythme annuel à la fin du mois d’avril. Une hausse des prix aux multiples conséquences: pouvoir d’achat en berne, baisse de la consommation des menages et conditions d ‘épargne défavorables.

«Les périodes d’inflation sont toujours négatives pour l’épargne», renseigne François Geerolf, professeur d’économie et spécialiste des questions de placement. La logique est simple à comprendre: prenons par exemple le livret A, de loin le plus répandu avec 55 millions de personnes. Presentement, le fameux livret offers 1% de gain annuel. Pas besoin d’avoir fait maths sup pour comprendre que placer de l’argent la-dessus fait baisser votre pouvoir d’achat face à une inflation de 4,8 points. «La plupart des taux d’intérêt sont actuellement négatifs», confirme le professeur, car vous le savez aussi bien que nous, on trouve peu de livrets bancires à 5% d’intérêt – hélas.

Epargner envers et contre tout

Top signal pour que chacun et chacune vident ses comptes bancaires et dépensent sans compter, foutu pour foutu? «Même is hidden peut sembler contre-intuitif, voire contre-productif, les Français épargnent beaucoup en période d’inflation», contredit Philippe Crevel, director of the Cercle de l’épargne. En pleine période d’incertitude économique sur avenir, comme c’est le cas actuellement, “on délaisse les calculs d’apothicaire et de rentabilité et on half de l’argent de côté – au cas où”, poursuit l’expert . Les Français épargnent encore plus de 20% de leurs revenus bruts disponibles selon the Insee, a sommet attint lors de la crise du coronavirus corn qui ne descend pas depuis, malgré les invitations du gouvernement à la consommation et inflation. Au premier quarter 2022, 12.2 billion supplémentaires ont été placés sur le livret A, tandis que 40% des Français ont une assurance-vie.

Ce phénomène peut néanmoins avoir une certainine logique, au-delà de la crainte. Olivier Rull, cofondateur de Caravel, plateforme de plan d’épargne éthique et solidire indique: “En période d’inflation, ne pas investir, c’est perdre du pouvoir d’achat. Il est donc sain que les Français placent leur argent, la question est plutôt de savoir où ».

Attention aux mauvais placements

Car en de telles situations, les bons placements sont rares. Et attention aux fausses bonnes idées: «Concrètement, les actions des entreprises – et notamment du CAC40 – sont en mauvaise forme et en chute, elles ne représentent pas des investissements forcément judicieux», appuie François Geerolf. Petit conseil par Philippe Crevel: «Si on veut vraiment investir, il faut chercher des actions à dividendes pour maximiser ses chances d’avoir des retombées positives. “

Outre les actions, the au fausse bonne idée serait de miser sur des valeurs matérielles et réelles, comme l’or, par exemple. Il faut se méfier «Beaucoup de ménages ont adopté cette stratégie lors du choc pétrolier des années 1980, remémore Philippe Crevel. Mais sans résultat: il leur a fallu attendre plus de 20 ans pour que l’o retrouve son niveau. »Pas vraiment le placement le plus pertinent.

You remain the real estate. La logique est simple: le prix des loyers va augmenter comme inflation et suit donc la hausse des prix. A bon placement à faire? Pas you screw. «Il est possible, voire probable, que l’Etat décide de geler le prix des loyers, ou au moins de slow down leur hausse», prévient François Geerolf. Méfiance donc.

Of the utilité de l’épargne

Des solutions pas vraiment fiables qui expliquent en partie pourquoi les Français continuent d’épargner, malgré des livrets déficitaires en termes de pouvoir d’achat: une épargne négative, corn dès fois choisie faute de mieux. «Même is concealed augmente moins vite que inflation, l’épargne permet au moins de fructifier un peu ces revenus. Cela peut-être nécessaire pour de futurs achats », concedes Philippe Crevel. Autre option: garder son argent de côté un temps, avec d’espoir que les prix redescendent. Mais là encore, le pari est risqué. “Si les salaires augmentent pour compenser inflation, ils ne redescendront pas et les prix resteront hauts également”, prévient François Geerolf. Autrement dit: une partie des prix au minimum ne baissera pas.

Sans compter que rien ne dit que inflation s’arrêtera à court terme: “Les différents marchés financiers s’attendent plutôt à une hausse des prix pendant quelques années”, enfonce le professeur en économie. En conséquence: épargner oui, mais n’hésitez pas à claquer votre argent aussi. Olivier Rull conseille de répartir ses revenus ainsi: 50% de dépenses obligatoires (loyer, nourriture, facture), 30% de dépenses «accessoires» (restaurant, cinéma…) and 20% d’épargne et investissement. Soit quatre cinquième de notre argent que l’on claque direct.

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