Géant de la finance, BlackRock adoooore l’écologie (sauf quand ce n’est plus rentable)

S’il fallait une preuve tangible que le capitalisme financier n’utilise la cause écologique que pour se donner bonne conscience, the suffit de suivre l’actualité du géant américain de la gestion d’actifs BlackRock, actionnaire de nombreux grands groupes mondiaux. Il ya un peu plus de deux ans, son charismatique PDG Larry Fink, un des personnages les plus respectés de Wall Street, fier de bousculer les mœurs du grand capital, jurait que le monde de la finance opérerait sa mue écologique. ” Je suis convaincu que nous sommes à la veille d’une fundamental transformation du secteur financier », Lançait-il dans sa lettre annuelle aux PDG des multinationales, minutieusement scrutée par le monde des affaires. ” Tout gouvernement, entreprise ou actionnaire doit faire face au changement climatique “, Écrivait-il aussi, ajoutant que” le risque climatique est un risque d’vestissement “.

AUSSI LIRE:BlackRock, Vanguard, State Street: ces nouveaux maîtres du monde qui ne nous veulent pas que du bien

Ce n’était pas rien: BlackRock gère près 10 000 milliards de dollars d’actifs. The joue ainsi un grand rôle dans l’orientation de l’épargne des banques, assureurs, fonds de pensions, grandes entreprises et autres grandes fortunes. Donneurs de leçons, Larry Fink et les représentants de BlackRock if sont invités à tous the great colloques d’économie internationale pour parler de la lutte pour le climat. La supercherie a fonctionné jusqu’à Brussels: BlackRock s’est vu confier en avril 2020 par l’Union européenne une mission de conseil sur intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans knows how to supervise banking… Une décision qui avait soulevé le skepticism of the NGO specializing in finance and the climate for the climate, the Finance Watch.

Vote contre le climat

Mais on sait désormais que, pour BlackRock, la lutte pour le climat est un leurre. Il ya quelques jours, le fonds a publié un document dévoilant ses prises de position lors des prochaines assemblées générales des grands groupes dont il est actionnaire sur « les thèmes liés au climat “. Et surprise, BlackRock to have you qu’il ne soutiendrait pas la plupart des résolutions d’actionnaires sur le changement climatique au motif qu’elles sont devenues « trop extrêmes ou trop prescriptives “…” Nous sommes susceptibles de soutenir proportionnellement moins de propositions de résolution sur le climat qu’en 2021, car nous ne les considérons pas compatibles avec les intérêts financiers à long terme de nos clients », Justifie BlackRock.

À LIRE AUSSI: Quand BlackRock baby bottle les lecteurs du “Parisien” à la finance pour vendre ses produits

Le fonds sera particulièrement récalcitrant aux propositions d’actionnaires visant à « cesser de fournir des financements aux entreprises énergétiques traditionnelles [dans les hydrocarbures] “; ” à démanteler les actifs de ces mêmes entreprises énergétiques “; ” à exiger the alignment des modèles commerciaux des banques et des énergéticiens sur le scenery visant à limiter le réchauffement climatique à +1,5 degré [par rapport au niveau préindustriel] “; ” à modifier des statuts ou des chartes d’entreprise pour rendre obligatoire la déclaration ou le vote sur les risques climatiques “; et enfin « à fixer des objectifs absolus de réduction des émissions de gaz à effet de serre “. In sum, une chose est sûre: ce n’est pas en écoutant BlackRock qu’on sauvera la planète!

À LIRE AUSSI: Mais pourquoi BlackRock est-il aussi puissant en Macronie?

The société de gestion d’actifs women deux arguments pour expliquer son recul sur la lutte pour le climat. D’abord la guerre en Ukraine et les sanctions financières contre la Russie, qui incitent de nombreux pays et entreprises dependants des hydrocarbures russes à trouver de nouvelles sources d’énergie. Or, dans une autre lettre adressée aux PDG récemment, Larry Fink anticipe qu’aux États-Unis, accent sera mis sur l’Augmentation de l’offre de pétrole et de gaz, et qu’en Europe et en Asie, ce sera the consommation de charbon qui augmentera. Rien de bon pour le climat, ma ce n’est pas grave car cela women des opportunités économiques que BlackRock ne veut ignorer. C’est pourquoi le fonds compte « continue to travailler avec les entreprises d’hydrocarbures »Et ceux qui les financent. Et peu importe si la planète en souffre!

Méchant régulateur

Autre argument avancé par BlackRock: les nouvelles règles du régulateur financier américain, the SEC (Securities and Exchange Commission) donnerait trop de liberté d’expression aux petits actionnaires en assemblée générale sur les sujets sociaux et environnementaux. Depuis the application de nouvelles règles in November 2021, ils auraient la fâcheuse tendance à vouloir aborder les questions taboues relatives du climat, jusqu’ici mises sous le tapis par les conseils d’administration et les dirigeants des grands groupes. The SEC a en effet en effet supprimé « the commercial exception ordinaire »Pour the important questions of social politiques et environnementales. Exception jadis utilisée par les grands groupes pour exclure nombre de propositions de petits actionnaires au motif qu’elles « traitaient d’une question relative aux operations commerciales ordinaires de l’entreprise », Que seuls les dirigeants et les conseils d’administration seraient aptes à juger. Depuis cette décision de la SEC, the principal banques and companies d’assurances ont vu bondir the nombre de solutions visant à examiner the climatic impacts of leurs activités financières. Une évolution intéressante… que BlackRock déplore, estimant que « les propositions soumises au vote sont plus prescriptives et contraignantes pour le management “.

À LIRE AUSSI: Patrons, finance, En Marche: au-delà de BlackRock, ces Légions d’honneur attribuées à des proches du pouvoir

BlackRock applique déjà sa nouvelle politique anti-climat: le fonds a notamment voté contre the adoption par la Banque de Montréal, l’une des cinq plus grandes banques canadiennes, et dont il est actionnaire, d’une stratégie conforming to la feuille de route de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) for attending the objectif de zéro émission nette. Et ce, au motif que cells-ci est « trop prescriptive, indûment contraignante pour la prize de décision de la direction générale et du conseil d’administration “. De même, le géant de Wall Street a rejeté une proposition de resolution en AG de la Commonwealth Bank of Australia (CBA), dont il est l’un des principaux actionnaires, pour arrêter le financement des combustibles fossiles…

Au reste, BlackRock rappelle qu’il n’est pas le seul investisseur à rejeter ce type de propositions. Les principaux actionnaires des grandes banques américaines (Wells Fargo, Citigroup et Bank of America) ont aussi récemment voté contre des propositions visant à faire évoluer leur stratégie de financement des énergies fossiles. ” Bon nombre de ces mesures (…) attirent des niveaux de soutien plus faibles des investisseurs “, Nous dit BlackRock, qui acte sans le dire que” the fundamental transformation du secteur financier »Annoncée par Larry Fink début 2020, est encore bien loin d’avoir lieu …« Nous nous concentrons sur le développement durable non pas parce que nous sommes des écologistes, mais parce que nous sommes des capitalistes », Concédait même récemment le PDG de BlackRock. Preuve qu’à Wall Street, les profits valent plus que l’écologie.

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Exit mobile version