la remontée des taux et la Chine éclipsent le résultat de l’élection présidentielle

The Victoire of Emmanuel Macron à l’élection présidentielle n’a pas été saluée par la Bourse, à Paris ou ailleurs. Toutes les places européennes ont ainsi ouvert dans le rouge, ce lundi, avec un index CAC 40 en net recul de 2% à mi-séance, vers les 6,400 points, réduisant la baisse en milieu d’après-midi autour de -1, 40%. Les résultats électoraux étaient, il est vrai, déjà largement anticipés par les marchés et intégrés dans les cours. La Bourse n’a jamais réellement pris en considération l’hypothèse d’une majorité pour Marine Le Pen à l’issue du scrutin.

Les marchés restent sous le choc de la remontée des taux et sous la menace de la situation sanitaire en Chine qui a fait chuter les places asiatiques à la clôture ce lundi. The quasi-totality of the economic capital of Shanghai remains confinée depuis trois semaines, perturbant à nouveau les chaînes d’approvisionnement. De avis de nombreux analystes, la politique “zéro Covid” du gouvernement chinois, qui persiste et signe dans cette voie, pourrait in the end remettre en cause the croissance chinoise, et par conséquence, the world croissance.

Mais c’est bien sur le terrain des taux que les inquiétudes restent les plus vives. Ce qui surprese les marchés, ce n’est pas la hausse en elle-même, qui peut se justifier par la vigueur de la reprise de ces derniers mois, mais bien son rythme accéléré.

Les «faucons» donnent le ton

Les taux américains à 10 ans, qui donnent le there sur les marchés, ont augmenté de 130 points de base depuis janvier pour désormais tangenter le seuil symbolique des 3%. Plus surprenant, les taux européens ont suivi quasiment le même rythme, alors que la croissance et inflation sont à des niveaux plus faibles qu’outre-Atlantique et que la Banque centrale européenne (BCE), contrairement à la Réserve fédérale, n ‘ a pas encore engagé une hausse de ses taux directeurs.

Le taux allemand à 10 ans, taux de référence pour un actif sans risque en zone euro, if represented by 0.9%, soit plus 107 points de base depuis janvier, et le taux français à 10 ans (OAT) s’établit à 1.35% (après avoir dépassé les 1.4%) aujourd’hui, against 0.2% en début d’année. Soit une multiplication par 7 en quatre mois! Cette hausse rapide des taux européens laissait d’ailleurs présager une accalmie. Las, Christine Lagarde, President of the ECB, a douché ces espoirs la semaine dernière en évoquant, pour la première fois, la “Strong probability” d’une hausse des taux directeurs avant la fin de l’année.

Mais c’est bien Jerome Powell, president la Fed, qui a sonné la charge, la semaine dernière, en jugeant “approprié” un relayvement des taux directeurs de 50 points de base en mai prochain, soit un cycle de relayvement des taux le plus rapide depuis des décennies. Bref, ce sont bien les “faucons” (priorité à la lutte contre inflation) qui donnent désormais le ton par rapport aux “colombes” (priorité à la croissance).

Pression sur les valeurs de croissance

La remontée des taux n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la Bourse, sous reserve que les entreprises conservent la capacité à maintenir le rythme de croissance de leurs bénéfices. C’est pourquoi les investisseurs privilégient les valeurs qui ont a “pricing power”, celles qui peuvent répercuter sur le prix de leurs biens et services la hausse des coûts des intrants, matières premières et salaires.

En revanche, the existe une pression mécanique sur les valeurs de croissance, here sont généralement valorisées par une actualization de leurs flux futurs. Or, plus le taux d’intérêt est élevé, plus la somme actualisée est faible. Mais cette règle ne s’applique pas aux valeurs de croissance qui parviennent à maintenir leur avantage concurrentiel, like Netflix. Reste que le Nasdaq, the American index of reference for the values ​​of croissance, to recule 9% on a mois et de 18% depuis le début de l’année.

En revanche, the rotation sectorielle en faveurs des valeurs “value” peut être un facteur de soutien des marchés, surtout en période de forte inflation. Certains secteurs, comme les matières premières, l’mobilier coté, les banques et assurance, ou des valeurs plus défensives, comme les telécoms, pourraient en profiter.

Autre menace pour les actions: la hausse des taux rend les actifs obligataires plus attractifs, notamment la dette souveraine sans risque, désormais en territoire largement positif, et les gérants pourraient arbitrer en faveur de la dette plutôt que des actions. Mais ce movement de rotation ne semble pas encore clairement engagé, même si les fonds actions commencent, timidement, à décollecter, après les afflux massifs de an dernier.