Le bitcoin ne remplace pas le «cash», au contraire

Le département monétaire de la Banque du Canada, avec le soutien du Laboratoire d’Économie d’Orléans, is intéressé aux effets du bitcoin sur le niveau des avoirs en «cash» des consommateurs canadiens. (Photo: 123RF)

LES CLÉS DE LA CRYPTO is une rubrique qui décode patiemment the univers de la cryptomonnaie et ses secousses boursières, industrielles et médiatiques. François Remy if women pour mission d’identifier les entrepreneurs prometteurs, de decoder les progrès techniques et d’anticiper les impacts industriel et sociétal de cette monnaie numérique.


(Illustration: Camille Charbonneau)

A “surprenant” result: the Banque du Canada s’étonne de utilization de l’argent comptant qu’ont les détenteurs de cryptomonnaies. “Cela permet de rejeter l’hypothèse selon laquelle les nouvelles monnaies ou technologies numériques, telles que le bitcoin, entraîneraient une baisse des avoirs en espèces.”

De l’argent en poche, de l’argent dans le nuage. Derrière cette envolée presque lyrique se cache en réalité the intitulé of a document de travail de la Banque du Canada. Son département monétaire of him, avec le soutien du Laboratoire d’Économie d’Orléans, s’est intéressé aux effects du bitcoin sur le niveau des avoirs en «cash» des consommateurs canadiens.

The fait de posséder de la crypto et de conserver des billets de banque entretiendrait une corrélation positive. Les bitcoineurs détiendraient significantly plus de liquide (83%) that cells et ceux ne disposant pas de devises numériques. A constat dont la Banque du Canada se sert volontiers pour démentir le grand remplacement de l’argent en espèces par l’argent électronique échangé de pair-à-pair.

Quelle coïncidence de calendrier, the central bank canadienne relance les mêmes réflexions sur les actifs crypto que cells qui alimentaient le débat en 2017. Année marquante s’il en est où le cours du bitcoin poursuivait son envol vers les 20 000 $ US pour la première fois de son histoire. Cours historique sous lequel le BTC est temporairement repassé en fin de semaine dernière.

A rôle complémentaire

Cela pique la curiosity du grand public, des regulateurs et du secteur financier. Et une question existentielle s’impose: comment les gens utilisent concrètement le bitcoin? «Était-ce un véhicule pour la speculation et l’vestissement ou un moyen accommodant de transférer de l’argent pour les criminels», if the rapporteurs de la Banque du Canada are questioned. Avant de se demander, plus modérément, si les détenteurs en ont un usage fidèle au concept original soit celui de la monnaie décentralisée qui ouvre de nouveaux canaux transactionnels impossibles autrement.

“Les réponses à ces questions demeurent largement indécises”, estimated the personnel of the institution monétaire du pays. «Mais ces réponses deveennent de plus en plus pertinentes face aux projets de monnaies numériques de banques centrales devant surmonter la prétendue“ mort du cash ”».

Exploitant les données de l’enquête omnibus sur Bitcoin, les auteurs du document de travail soulignent “un résultat étonnant” here suggests those monnaies numériques en fait jouent un rôle complémentaire aux méthodes de paiement et systèmes financiers existants. “Au lieu de les supplanter,” insistent-ils.

Compte tenu des limites de son enquête, the Banque du Canada ne parvient pas à lever le voile sur les raisons specifiques qui poussent les détenteurs de bitcoin à posséder (bien) davantage d’argent en espèces. The rapporteurs citent la littérature scientifique pour ne pas rester les bras croisés et au moins offer des pistes de raisonnement.

À creuser

Une étude européenne produced by Helmut Stix de Banque nationale d’Autriche indique que les bitcoineurs croient fortement aux atouts de la cryptomonnaie sur les moyens conventionnels qui ne s’imposeront que dans le futur. C’est aussi du côté des croyances et convictions qu’une étude de la Banque du Canada à paraître va chercher les explications les plus plausibles.

Autrement dit, d’autres travaux seront nécessaires pour percer le mystère de adoption du bitcoin. The Banque du Canada reconnaît qu’il serait nécessaire d’identifier les specificités précises here conduisent les utilisateurs à adopter et à utiliser les cryptos. The evening is a useful proposition of classer les bitcoineurs selon différents profils (investisseurs, utilisateurs occasionnels, etc.). Car, concèdent les rapporteurs, “the n’est pas déraisonnable de supposer que les détenteurs de bitcoins sont eux-mêmes hétérogènes” (sic).

Surtout que cette disparité se traduirait encore différemment d’un pays à un autre. Les habitants des autres continents entretenant déjà un autre rapport à l’argent, leur recours au «cash numérique» varierait inévitablement.

“Le Canada peut être considéré comme relativement avancé en termes d’inclusion financière and de structure de ses institutions”, s’enthousiasme-t-on au sein de la banque centrale canadienne.

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