Le choc de la fin de l’argent easy

Coup de torchon sur les marchés. Les indices d’actions sont pénalisés par l’amorce des remontées des taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique. La fin de l’argent gratuit evening coûteuse pour tous les investisseurs.

“Sell in may and go away?” Répété à l’envi, the adage boursier, censé illustrer la moindre performance moyenne des actions une fois passée la saison des versements des dividendes, it accompanies cette année d’un goût amer.

Les investisseurs n’ont guère can satisfy the parkurs des marchés depuis le debut de l’année. Mais désormais, en ce milieu de printemps, les signaux invitant à la prudence ne cessent de s’intensifier: les marchés sont ancrés dans une phase baissière.

Les indices plongent et les taux montent

The S&P 500 lâche 16% depuis le 3 janvier dernier, son pic historique. The Nasdaq, the index à dominant technologique, recule de 25% in 2022 and de 27% depuis are plus-haut de November 2021. L’Europe est un peu mieux lotie. Paris et Francfort cèdent 14%. Londres, où les valeurs pétrolières et défensives sont très présentes, résiste, notamment avec l’ivers de la santé, mais fait figure d’exception.

The correction is net, sans pour autant constater de mouvements de panique. Mais économistes et opérateurs de marché se divisent davantage sur le tempo que sur la direction. Car après les séances de repli, les reprises manquent clairement de tonus, de mains longues désireuses de s’engager sur la base des cours actuels. L’ère de l’argent easy est bel et bien terminée, tout comme cella du “Tina” – pour “There is no alternative” (il n’y a pas d’alternative) – qui voyait les investisseurs accepter des taux nominaux négatifs. Le regain de inflation pousse les banques centrales à agir avec un risque de brutalité, here goes the volatilité des Bourses et leur inclinaison baissière.

“Il ya deux ans, en juillet 2020, la Fed disait:” Nous ne pensons même pas à penser à une hausse des taux. ” En juin 2021, elle évoquait une première hausse pour 2023. Aujourd’hui, elle clame qu ‘”il est absolument essentiel de baisser inflation”. Ce qui means que le resserrement monétaire va intervenir en dépit du ralentissement économique ”, analyzes Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’vestissement chez Pictet. Après une première hausse de taux de 0.5%, la première depuis 2000, the Fed guide vers une accélération du rythme, évoquant à demi-mot un prochain movement of 0.75%. «Elle préfère une récession limitée dans le temps à une inflation persistante», résume Philippe Waechter, director of the recherche économique chez Ostrum AM.

The ECB va également durcir

Désormais, de ce côté-ci de l’Atlantique, the scénario d’un durcissement gagne également en probabilité. «Tout suggère that the ECB augmentera son taux directeur à la réunion du 27 juillet», estime Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo BHF. “Certes, la décision ne sera pas annoncée avant la réunion du 15 juin mais la” capitulation “récente de plusieurs gouverneurs plutôt modérés (Rehn, Villeroy de Galhau, De Guindos) indique bien que le center de gravité de la BCE s’est déplacé vers une position restrictive. L’idée de deux hausses en 2022 fait même son chemin.

Dès lors, les risques d’une faiblesse persistante des Bourses pendant plusieurs mois se font plus nombreux. “Cette combinaison d’un ralentissement économique et de banques centrales qui vont monter leurs taux est d’autant plus délicate que planent d’autres risques liés à la croissance chinoise et à la situation européenne, avec le conflit Russo-Ukrainien”, poursuit Frédéric Rollin. Wall Street est selon lui plus exposée. “In Europe, the primes de risque sont encore plutôt satisfaisantes, surtout comparées à la situation des États-Unis où les actions sont peu protégées par le rendement.” The preconise une veritable prudence sur les actions américaines.

Le grand dégonflement des multiples de valorisation de la tech américaine va se poursuivre. Avec des chocs souvent spectaculaires comme en témoignent les cas de Peloton Interactive et de Rivian. Très en vue en 2021, leur étoile boursière in bien pâli. Ainsi, le fabricant de matériel de sport, Peloton Interactive perd 93% depuis son plus-haut de janvier 2021, avec un cours désormais deux tiers inférieur à son niveau d’introduction in 2019.

Du côté de Rivian, un des concurrents de Tesla les plus attendus sur les véhicules électriques et plus grande introduction en Bourse à Wall Street an dernier, l’expiration de la période de lock-up – cette clause qui interdit aux actionnaires historiques de céder leurs titres dans les six mois suivant une cotation – crée un sauve-qui-peut.

Les investisseurs redoutent un afflux de titres, notamment de la part de Ford et Amazon, présents au capital. Conséquence, the constructeur de pick-up électriques plonge de 70% depuis November dernier et de 87% sur son plus-haut! Il ne pèse plus en Bourse qu’une vingtaine de milliards de dollars.

L’éclatement de la seconde bulle tech américaine sera douloureux. L’Histoire peut servir d’éclairage à défaut de référence: between mars 2000 and octobre 2002, soit durant trente et un mois, le Nasdaq composite avait perdu 78% de sa valeur.

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