Le Nasdaq directs vers sa pire performance mensuelle depuis octobre 2008

Publié le 27 avr. 2022 at 18:08Mis à jour le 27 avr. 2022 at 18:19

La longue histoire d’amour between tech et la Bourse vit-elle ses dernières heures? On Wall Street, the Nasdaqs à forte coloration technologique est dans la tourmente. The a plongé de près de 4% mardi. Malgré un léger rebond mercredi (+0.6% en milieu d’après-midi), the a déjà chuté de plus de 11% en avril et se dir vers sa pire performance mensuelle depuis octobre 2008.

Ses pertes s’élèvent à environ 20% depuis le début de l’année. L’équivalent de plus de 5.000 milliards de dollars de capitalization est parti en fumée. Pour les professionnels, c’est le signe que the index is pleinement entré dans a “marché baissier” (bear market) après des années de hausses almost uninterrupted. Reste à voir jusqu’où les cours peuvent chuter et pendant combien de temps. Lors de l’éclatement de la bulle Internet, the ya un peu plus de 20 ans, le Nasdaq avait mis deux ans et demi avant de se represere, après des pertes totales de plus de 75%.

Resserrement monétaire

Aujourd’hui comme à l’époque, c’est le resserrement monétaire de la Fed qui est à l’igine des tensions sur les marchés. La forte remontée des taux d’intérêt – passés de 1.5% à près de 2.8% cette année sur le 10 ans américain – pèse lourdement sur les valorisations boursières. La valeur des profits futurs est d’autant plus grande que les taux sont bas, et inversement. Le choc est brutal pour les groupes de la tech aux valorisations encore largement gonflées. “La hausse des taux pourrait aussi décourager la demand spéculative d’actions et engendrer un cercle vicieux de liquidation pour payer les appels de marge”, souligne Axel Botte d’Ostrum.

La révision à la baisse des valorisations serait peut-être supportable in an environnement porteur. Mais le contexte économique s’est rapidement dégradé depuis le debut de l’année à cause de the Russian invasion of Ukraine et des confinements en Chine notamment. The pessimism and the nervousness ont remplacé the optimism béat et l’exubérance speculative sur les marchés. The index de la volatilité, le VIX, surnommé “the index de la peur” car il tend à bondir en période de stress sur les marchés, a clôturé à plus de 33,5 points mardi, son niveau le plus élevé de l ‘année à l’exception des journées suivant the invasion de Ukraine.

Fragilité des marchés

Le moindre signe de faiblesse est désormais violemment sanctionné. Les stars de la cote d’hier n’ont plus le droit à l’erreur. Robinhood, the trublion du courtage en ligne et pionnier du “zéro commission”, en a fait les frais. The application de courtage plébiscitée par les boursicoteurs a annoncé mardi le renvoi de 9% de ses employés. Son titre s’est effondré de plus de 70% depuis son introduction en Bourse triomphale à l’été dernier.

Des plongeons de cette ampleur sont de plus en plus fréquents outre-Atlantique. Les plus célèbres noms de la tech ne sont pas immunisés. Les investisseurs n’ont pas pardonné Meta (ex-Facebook) pour ses perspectives décevantes (-47% cette année), et la sanction a été encore plus lourde pour Netflix, en recul de 68% en 2022. “Cette réaction est symptomatique d ‘une sensibilité accrue aux perspectives bénéficiaires », explique Axel Botte. “Cela dénote une certainine fragilité des marchés et le caractère asymétrique des réactions aux surprises lorsque les valorisations sont élevées”, ajoute-t-il.

Les géants du net décrochent

Même les géants du net décrochent. Parmi les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon and Microsoft), seule la marque à la pomme parvient à se démarquer. Avec des pertes de 11.4%, Apple fait un peu mieux que le S&P 500 (-12%). Les autres sont en recul d’au moins 16% depuis le debut de l’année, dont Alphabet, the maison mère de Google, here chutait encore de 3.5% Wednesday après avoir publié des results inférieurs aux attentes au premier quarter. De moteurs, ces mastodontes sont devenus des poids morts pour Wall Street.

Certains observateurs and voient les prémisses d’une crise bien plus sévère. «An effondrement va arriver», alerte Albert Edwards de Société Générale, connu pour son pessimisme of him. Beaucoup d’vestisseurs commencent à s’interroger sur une possible capitulation des marchés. Autrement dit, un épisode de panique généralisée. Dans ce type de situation, les intervenants sont prêts à vendre à tout prix, même à perte, car ils pensent that the situation must continue if dégrader.

Le danger est bien réel, abonde Emmanuel Cau de Barclays: «si les craintes sur la croissance s’intensifient, une capitulation est possible». Les fonds actions ont commencé à décollecter. Ces quatre dernières semaines, ils ont subi des sorties de capitaux. Pour l’stant celles-ci restent modérées mais c’est la première fois depuis septembre 2020 que le mouvement dura aussi longtemps. Si les investisseurs devaient paniquer et retirer massivement leurs capitaux, the correction pourrait rapidement dégénérer.

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