les cinq raisons d’un chaos économique sans précédent

Hausse des prix du carburant, explosion de inflation, commercial balance déficitaire, pénuries … -Alpes, connaît sa pire crise économique depuis son indépendance en 1948. L’ex-Ceylan, dont le PIB Attignait 80 milliards de dollars en 2020 (environ le double de celui du Liban), selon la Banque mondo, paye aujourd’hui au prix fort des années d’emprunts pour combler ses déficits budgétaire et commerciaux. Dans les villes, les habitants doivent faire face à des pénuries devises, de produits alimentaires, de médicaments, de pétrole brut, entre autres. A deux reprises, des grèves générales ont paralysé le pays.

Pire, depuis ce mercredi, lto police Lanka a reçu l’ordre de passer à l’offensive et de tirer à balles réelles to contain a situation that is “incontrovertible” to déclaré à AFP on a haut-responsable Wednesday. Déjà, les émeutes lundi ont fait cinq morts et plus de 225 blessés, soit la journée la plus meurtrière depuis le 19 avril.

“S’il n’y a pas de gouvernement dans les deux prochains jours, l’économie s’effondrera complètement et personne ne pourra la sauver”, a dit le gouverneur de la Banque centrale du Sri Lanka, Nandalal Weerasinghe, Wednesday à la presses.

Des rumeurs rapportent que la classe politique cherche à fuir le pays. L’armée a exfiltré mardi l’ex-Premier ministre Mahinda Rajapaksa de sa résidence officielle dans la capital Colombo, pour le placer en sécurité après que des milliers de manifestants en ont forcé des portails et tenté de take d’assaut la bâtisse où le frère du Président s’était aussi retranché avec sa famille. Les autorités ont annoncé que le couvre-feu serait levé mercredi matin, tandis que bureaux, magasins et écoles ont dû rester fermés mardi.

Depuis le 12 avril, le Sri Lanka est officiellement en défaut de paiement sur sa dette extérieure qui s’élève à 51 milliards de dollars, déclarant qu’il s’agit du “dernier recours” for the pays à court devises pour importer. Le défaut de paiement stricto sensu interviendra après une période de grâce de 30 jours à l’issue du non versement des prochains intérêts liés à des obligations 2023 et 2028 dus le 18 avril.

Pour rappel, un défaut de paiement coupe automatiquement un État des marchés financiers pendant plusieurs années, l’empêchant d’emprunter jusqu’à ce qu’il démontre avoir restauré sa solvabilité. Comment le pays en est-il arrivé à cette situation?

  • La crise Covid, l’élément déclencheur

La disparition de l’activité touristique liée à la crise du Covid-19, source essentielle de devises étrangères et de recettes pour l’Etat sri lankais, a provoqué par ricochet des pénuries de biens essentiels, sans parler des continuelles coupures d’électricité – parfois jusqu’à dix heures par jour – et d’une inflation record consécutive. Cells-ci at attint + 17.5% en février, selon the world banque, two en grande partie à la montée des prix de l’Aimentaire.

Aussi, the ancient British colonies a vu sa note abaissée par les agences de notation internationalesempêchant le pays d’accéder aux marchés de capitaux étrangers pour obtenir les prêts nécessaires au financement des importations.

Désormais, le gouvernement, here at imposé des quotas sur les carburants, justifie son defaut de paiement en raison de la guerre en Ukraine.

Mais la chute du tourisme n’est pas seulement due à la pandémie. The remonte à l’époque de la vague d’attentats du 21 avril 2019, which trois églises et trois hôtels de luxe avaient été visés par des attaques terroristes, avec un terrible bilan de 279 morts et 593 blessés. Un nouveau traumatisme pour un pays déchiré par des décennies de guerre civile (1972-2009).

  • Des emprunts tous azimuts

En réalité, le Sri Lanka fait partie, avec d’autres pays, des Etats (avec Pakistan, Mongolian, Égypte and Angola, with the IMF) les plus exposés à la combinaison infernal post-pandémie: d’importantes pressions sur les marchés pour se refinancer et un ratio de service de la dette / exportations particulièrement élevé, en raison de la guerre en Ukraine, note le Fonds monétaire international.

The socialist république to request an allègement de sa dette à the Inde et à la Chine, ma ces deux pays ont préféré he will offer davantage de lignes de crédit pour leur acheter des produits de base. L’Etat a reçu une aide de 1,4 milliard de dollars de la part de l’Inde en janvier 2022, puis à nouveau 1 milliard reçu en mars.

Mais le pays a réalisé des investissements faramineux qui ont creusé la dette extérieure, dont au moins 10% contractés auprès de Pékin. Au final, la dette publique attiint 117% du PIB (the deficit is 11.1% du PIB), selon la Banque worldwide.

Miné par la corruption, notamment dans le service public, “les libertés et la liberté financière y sont faibles”, notait le think tank d’orientation libérale Heritage Foundation dans son rapport annuel. Sur 180 pays, the se classe d’ailleurs au 102ème rang de index sur la corruption, selon the NGO Transparency.org en 2021.

A ce jour, ses réserves d’actifs monétaires étrangers sont en négatif, à -4.9 milliards de dollars in décembre 2021, selon la Banque worldwide, les investisseurs préférant sortir leurs liquidités.

En mars dernier, the local monnaie, la roupie, s’était dépréciée de 46% d’une année sur the authre, selon the institution.

Dernier espoir, le gouvernement a demandé une aide de 3 à 4 milliards de dollars au IMF mais les négociations s’enlisent et pourraient durer jusqu’à la fin de l’année.

  • Une commercial balance lourdement déficitaire

Avec la crise Covid, manquant de devises étrangères pour ses achats à l’étranger, le gouvernement avait décidé d’avire, depuis mars 2020, the importation de toute une série de biens, notamment des véhicules, des pièces détachées et des épices. L’an passé, les réserves de change sont tombées à 2,3 milliards de dollars à la fin du mois in October (elles étaient de 7,5 milliards de dollars lorsque le gouvernement actuel est arrived au pouvoir il ya près de deux ans).

Pendant la pandémie, the s’est mis à rationner des vivres comme le lait en poudre, le sucre, des épices, mais aussi le gaz de cuisine ou le ciment.

  • L’effondrement des récoltes

Parmi les interdictions pour préserver ses réserves devises étrangères, cells of the importer des phytosanitaires products as the engrais, faisant du pays le premier pays à passer à agriculture 100% organic. Corn le projet fut de courte durée. Déstabilisés, les agriculteurs – qui représentent a tiers de la population total de 21 millions d’habitants – ont rapidement manifesté.

De fait, the production nationale de thé, dont dépend une bonne partie de l’économie de l’île, s’est effondrée. The exportations ont enregistré au premier quarter de l’année leur plus fort recul en 23 ans, selon des chiffres officiels, imputés notamment au conflit en Ukraine.

Selon les données douanières, 63,700 tonnes de thé ont été exportées au cours du premier quarter de l’année (de janvier à mars), contre 69,800 à la même période de an dernier, soit le niveau le plus bas depuis 1999 quand les exportations n’avaient attiint que 60,300 tonnes.

In 2015, le pays avait complètement interdit utilization du glyphosate, avant d’accorder une exemption, trois ans plus tard, à la seule industrie du thé. Corn sur ce point, le quatrième producteur mondial de thé avait levé partiellement les restrictions sur les importations d’engrais.

Face à ces pénuries, la république socialiste a tenté le blocage des prix, puis voyant les producteurs thésauriser leurs récoltes, a employé le bâton par des saisies de stocks, puis la carotte en autorisant à nouveau des hausses de prix. L’an passé, les supermarchés ont dû rationner les ventes de riz, n’autorisant que cinq kilos par client.

  • Le contrôle de la population

En avril, devant l’escalade des manifestations contre le président Rajapaksa, le gouvernement n’avait pas hésité à bloquer accès aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, WhatsApp, YouTube et Instagram) for entering the coordination des rassemblements.

Dans la foulée des manifestations d’avril, the gouverneur de la Banque centrale et 26 ministres démissionnaient peu après que la Bourse de Colombo ait interrompu ses échanges quelques secondes après l’ouverture, the index des valeurs vedettes avait alors plongé de près de 6 %.

En matière de liberté et d’efficacité économique, le pays est relégué au 132e rang (sur 177 pays) dans le classement du think tank américain Heritage Foundation. Il y note que le pays se classe parmi les derniers (28ème sur 39) d’une région économiquement pourtant dynamique.

The experts excluent toutefois un effect de contagion financière à d’autres pays, le Sri Lanka ayant d’une part des flux de commerce peu importants pour le reste de l’Asie et traversant d’autre part une crise qui lui est bien spécifique.

Le Sri Lanka, accablé de pénuries (carburant, électricité, nourriture …), plonge dans le chaos