les marchés sont-ils trop optimistes?

Publi-rédactionnelNexialog Consulting, cabinet de conseil spécialisé en gestion des risques bankires et financiers, a organisé le 7 avril dernier une table ronde sur les marchés financiers face à la guerre en Ukraine, en présence de Jean-Marc Daniel, économiste et professeur émérite de l ‘ ESCP Business School; Thomas Obringer, Deputy CIO chez Lyxor Asset Management; Bertrand Lamoureux, Global Markets Regulatory Affairs chez Natixis; François CUZIN, Head Of Risk Management chez Swiss Life Banque Privée et Jean-Philippe Medecin, Director of Own Funds and Funding chez CNP Assurances. Décryptage.

Assèchement de la liquidité des titres russes et ukrainiens, effondrement puis rééquilibrage des marchés actions européens, volatilité accrue sur le Forex, cessations de cotations de certaines matières premières, tensions sur la liquidité des portefeuilles des Asset Managers, et sanctions internationales d’envergure. La guerre en Ukraine menée par Vladimir Poutine at secoué les marchés financiers depuis le mois de février 2022. There is a conflict here that essentially impacts the euro zone; cependant, nous avons observé des marchés actions développés comme émergents qui ont tous affiché des performances très négatives, un marché obligataire here at souffert avec des spreads de crédit here if sont écartésobserve Thomas Obringer (Deputy CIO chez Lyxor Asset Management). Les acteurs financiers français ont-ils été impactés par le conflit ukrainien? Sommes-nous toujours aujourd’hui dans une phase d’incertitude de marché et quels sont les scénarios de sortie de crise?

Les investisseurs institutionnels sont davantage tournés vers la bonne nouvelle inflationniste concomitant et la hausse des taux qui en découle du fait de leur deséquilibre structurel entre leurs actifs et leurs émissions de titres. À noter qu’il est peu probable qu’une spiral inflationniste global et durable s’installe, cella-ci restant très sectorielle. Nos expositions sur la Russie et Ukraine sont microscopiquessouligne Jean-Philippe Médecin (Directeur des Fonds Propres et du Financement chez CNP Assurances). Quant à elles, les banques peinent à implémenter des sanctions internationales hétérogènes et complexes, et qui nécessitent un travail juridique d’analyse de contract afin de déterminer lesquels doivent et peuvent être early terminés, mais aussi des ajustements de pricing sur les marchés en cessation de cotation tel le Nickel ou la bourse Muscovite fin février; néanmoins, les banques d’vestissement n’ont globally pas été financièrement pénalisées. En ce qui concerns the Asset Managers et gestionnaires de portefeuille, dont certains ont subi un fort épisode cash out de la part de leurs porteurs, s’il s’agissait en février de vendre les titres russes et ukrainiens, s’agit en avril d’envisager de se débarrasser des titres de tous les pays de l’ex-USSR. Nous sommes jugés par nos clients sur le temps long, tempère François Cuzin (Head of Risk chez Swiss Life Gestion Privée). De notre côté, nous n’avions pas de titre russe contrairement à des maisons concurrentes que je ne citerai pas, à l’exception d’un résidu de souche obligataire Gazprom here at été vendue très rapidement. Qui plus est, les Asset Managers ont su tirer les leçons de la crise de Mars 2020 et appliquer les enseignements acquires the ya deux ans sur des événements de marché aujourd’hui moins graves. Une meilleure lecture des outils aide à la décision et des indicateurs de risque a été observée, notamment sur le volet de la liquidité en temps de crise, qui a été mieux gérée.

Quelle est la réalité du marché aujourd’hui? The VIX est retombé à 20% and here correspond to a marché non stressé, the ruble s’est rétabli à son niveau pre-guerre et les marchés actions ont récupéré 90% de leurs valeurs. Toutefois, le défaut d’une ou de plusieurs entités russes peut se déclarer à tout moment malgré les efforts réalisés par Vladimir Poutine pour protéger son économie, parfois au détriment de ses ex-partenaires commerciaux: baisse du taux directeur de la banque centrale rome obligation de paiement du gaz russe en rouble pour les occidentaux, réorientation des exportations de matières premières vers l’Asie, notamment Inde. Jean-Marc Daniel (économiste et professeur émérite de l’ESCP Business School) assure que le défaut de l’État russe est politiquement nécessaire, à la suite des propos de Bruno Le Maire. Est-il toutefois inévitable? Il est clair que l’économie Russe put quelques années à se redresser (-8% de taux de croissance anticipée pour 2022, + 20% sur inflation); cependant, les conséquences tangibles des sanctions internationales, dont l’amplitude n’est pas à comparer à ce qui avait été infligé à la Russie in 2014, tardent à se faire ressentir sur l’économie réelle. Si les individus et les entreprises russes ont su jusqu’à présent faire preuve de résilience, c’est quand la marée se retirera qu’on verra quelles entreprises auront survécu selon Bertrand Lamoureux (Global Markets Regulatory Affairs chez Natixis). Les prévisions de croissance ont été revues à la baisse, particulièrement sur la zone euro ce qui incite les Asset Managers à privilégier les actions américaines au détriment des actions européennes, même si les investisseurs traversent aujourd’hui une phase de relative aversion au risque, avec un contexte de taux qui n’aide pas. Les matières premières sont ciblées, when the cadre réglementaire le permet. Les stratégies CTA et Event Driven tirent leur épingle du jeu, selon Thomas Obringer.

Le niveau du VIX était cependant loin de son niveau de 2020 (32 en 2022 vs 66 en 2020), ce qui témoigne d’une relative sérénité des marchés face aux velléités offensives de la Russie envers ses voisins slaves. L’enjeu pour les économies occidentales aujourd’hui n’est pas tant d’espérer une fin de conflit rapide entre la Russie et Ukraine (les analystes de la Banque de France tablent sur une fin de conflit le 9 mai, pour des raisons historiques) mais plutôt de retrouver de la croissance. The IMF comes from rééévaluer le taux de croissance potentiel de la France à 0.8% par an aujourd’hui, ce qui est le niveau plus bas attint depuis la décennie 1820-1830 dans notre pays. Outre-Atlantique, the contraction de PIB (-1.4%) sur le premier quarter 2022 at surpris les marchés. Jean-Marc Daniel rappelle que l’on ne pourra retrouver de la croissance que par the augmentation du capital productif ou par the augmentation du travail.

Les perspectives dramatiques d’un conflit mondialisé et nucléaire sont pour le moment écartées par la plupart des analystes. À raison?

Luc Vermot-Gauchy, Global Markets manager
Contained proposed by Nexialog Consulting

The rédaction de Boursier.com n’a pas participé à la réalisation de ce content.

Leave a Reply

Your email address will not be published.