“L’exécutif doit progressivement arrêter ses dispositifs généraux de soutien au pouvoir d’achat”

Publié le 23 juil. 2022 to 12:00

L’exécutif revoke à son project d ‘indemnité fuel’ for the travailleurs les plus modestes et accroît la ristourne à la pompe. Est-ce une option acceptable?

En période d’inflation élevée, jusqu’où faut-il aller dans utilization des outils budgétaires pour atténuer le choc sur les menages? La crise énergétique représente une perte de revenu national de l’ordre de 2 points de PIB. The question here se posed est la répartition de ce coût, car nous n’avons aucun moyen budgétaire à court terme de l’annuler.

Avec indemnité carburant, l’objectif était de cibler les plus modestes qui ont une exposition forte à la hausse du prix du carburant. Cela permet de redistribuer du pouvoir d’achat énergétique en faisant jouer la solidarité nationale, avec en filigrane l’ée d’éviter des problèmes sociaux.

Mais il ya un point important qu’il ne faut pas oublier: en optant en faveur de dispositifs plus ciblés, il faut assumer que les personnes au-dessus du seuil sont implicitement mises à contribution. La ristourne à la pompe est générale et évite ce choix, maize elle coûte cher aux finances publiques, elle ne peut donc être que Trasportiire.

Renoncer aux aides ciblées, est-ce soutenable pour les finances publiques?

La dette publique pour soutenir durablement le pouvoir d’achat des menages après un choc énergétique n’est pas une bonne politique: c’est de la mauvaise dette publique. De plus, on ne favorise pas les économies d’énergie. On ne fait que reporter le problème dans le temps en creusant la dette. Il faut assumer des choix politiques et décider qui aider et comment. The faudra donc cibler davantage les aides en faveur des plus fragiles. C’est indispensable.

Pour moi, commencer ce recentrage en 2023 était une bonne option. La France doit réduire son déficit public pour stabilizer la dette et pour retrouver les capacités d’vestissement nécessaires à sa croissance économique. Mon argument ne repose pas sur une prétendue insoutenabilité de la dette publique française. The ne faut pas uselessly dramatiser the situation, les taux d’intérêt réels sont encore très négatifs. Mon argument repose sur une bonne gestion de notre politique budgétaire.

Xavier Ragot, president of the OFCE.Bruno DELESSARD / Challenges-REA

L’exécutif doit donc mettre fin au bouclier tarifaire pour tous à partir de 2023, comme il en a affiché the intention …

Pour réduire les déficits publics, l’exécutif doit progressivement arrêter ses dispositifs généraux de soutien au pouvoir d’achat.

Lorsque le bouclier tarifaire a été mis en place, je n’étais pas hostile à cette mesure. Elle a, certes, un effet redistributif faible. She also contributes to dégrader notre déficit public. Mais elle permet à la France d’avoir une inflation inférieure de 2 points à cells de ses voisins de la zone euro. Ce qui améliore sa compétitivité prix par rapport aux autres pays et pourrait the aider à restaurer sa capacité exportatrice. Cette moindre inflation women un autre avantage à la France, sur la spiral prix-salaires.

Aujourd’hui if he posed the question du juste partage du coût de inflation. That doit-il être selon vous?

Je distinguishes deux sujets. Le premier est la juste répartition de notre appauvrissement national du fait de la hausse des prix de l’énergie dont nous venons de parler. Le second est l’évolution jointe des prix et des salaires: le débat sur la spiral prix-salaires.

A repère devrait être que la gestion de cette crise ne doit pas faire décroître la part des salaires dans la valeur ajoutée. Yes, the part des salaires augmente temporairement dans la crise par rapport aux profits, c’est que les entreprises sont mises à contribution pour aider les salariés. Il faut donc que les salaires évoluent au moins comme inflation sous-jacent (hors effet de l’énergie) augmentée de la productivité du travail.

Tous ces éléments fluctuent, maize une hausse minimale de 3.5% des salaires est donc pertinent. Ces montants doivent bien sûr être déclinés par branches.

L’inflation et la hausse du SMIC attisent les demandes de hausses salariales. Face aux revendications, toutes les entreprises sont-elles logées à la même enseigne?

Les effects de second tour, c’est-à-dire les hausses de salaire qui suivent la hausse des prix, sont nécessaires s’ils ne sont pas trop importants. Il faut se méfier des effets de troisième tour: la hausse induite des prix après la hausse des salaires! La réalité est cependant la très forte hétérogénéité des situations sectorielles, qui est une constant de la politique économique depuis la crise sanitaire.

Il faut annoncer dès maintenant que la crise énergétique est devant nous, car les mesures budgétaires ne pourront pas durer.

Par ailleurs, ya une réappréciation de la penibilité du travail des salariés qui doit conduire à des hausses de rémunération pour attirer des compétences dans certains secteurs. Dans l’hôtellerie-restauration par exemple, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de revaloriser les remunérations pour trouver de la main-d’oeuvre.

Face à une crise énergétique qui va durer, l’exécutif appelle à des mesures de «sobriété énergétique». Qui doit engager le premier l’effort? Les ménages ou les entreprises?

Plutôt que sobriété, je préfère the terme d ‘économies d’énergie, c’est bien plus clair. En Allemagne comme en France, an effort evening demanded with entrepreneurs in the secteurs les moins dependants de l’énergie pour produire. Certains ménages seront ensuite mis à contribution. Le choix politique est de définir quels sont les menages que l’on veut putre moins à contribution: il faut que ce soient les menages qui ne peuvent pas réduire rapidement leur consommation énergétique.

Mais il faut annoncer dès maintenant que la crise énergétique est devant nous car les mesures budgétaires ne pourront pas durer. Nous allons vivre un moment churchillien d’une juste répartition de l’effort nécessaire. The ne faut pas cacher ce débat important dans de la mauvaise called publique.

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