Not, the “modèle Akdital” n’entretient pas de “liens risqués avec la finance”

Si le narratif s’appuie d’abord sur la rumeur infondée pour dire qu’Akdital n’échappe pas aux “Pratiques symptomatiques de la gangrène répandue dans le secteur de la santé”, il reconnait pourtant plus loin que “The practicalities of the study that the établissements Akdital sont généralement bien équipés, with a park of soins fluide et standardisé ainsi qu’un système de tarification correcte”. The second affirmation vient justement invalider la première: Akdital a d’ailleurs rendu public récemment un “livre blanc” qui explique dans le détail l’effort de modernization entamé par le groupe de santé mettant en place un système de traçabilité que ce soit en matière de parcours de soins que de transparence en matière de gestion financière.

Vient ensuite le décor planté d’une entreprise qui vampiriserait l’offre de santé, a cliché immédiatement relayé par un autre média, le Canard Libéré, qui éditorialise sur la «Marchandisation de la santé et sa financiarisation». “Jackpot”, “Confortables plus-values ​​financières”, «Forces de l’argent “, “Privatization à outrance”, “Insolent prospérité”, “Gains mirifiques”, “Rapacité”, “Beaucoup de blé à ramasser”, “Big bouffe” sont autant de qualificatifs sensationnalistes déversés, mais jamais étayés.

C’est qu’en réalité l’analyse financière et ses causalités qui sous-tendent ce parti-pris se révèlent factuellement fausses.

Pour expliquer la genèse du groupe, il est dit que «Les discussions autour de la loi 131-13, ouvrant le capital des cliniques aux non-praticiens, va donner au médecin de nouvelles perspectives. Dès 2014, Talib crée avec son beau-père by him, Hassan Akdim, une structure dénommée Taliak (Talib & Akdim), qui pos les jalons de ce qui va devenir le groupe acronyme Akdital (Akdim & Talib) “. En fait, the registre de commerce d’Akdital nous montre que Taliak (au même titre que 8 autres Propco’s) is une société d’vestissement détenue par Akdital Holding and qui porte le foncier (terrain et construction) de la clinique Casablanca Ain Borja.

The storytelling avance qu’en «2020, marquée par la crise sanitaire du Covid-19, the secteur de la santé devient plus attractif que jamais. Un fonds de capital investissement, Mediterrania Capital Partners, goes as part of the Akdital tour of the table by paying an entrance ticket of 310 million dirhams for 20% of the parts “. Ce lien de causalité entre le contexte de la pandémie et donc de l’urgence de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle avec l’arrivée d’un investisseur institutionnel dans le tour de table d’Akdital est doublement contraire à la réalité: Le fonds d’vestissement MCP a intégré le tour de table in November 2019, soit avant la crise Covid, et il a injecté 250 millions de dirhams (MDH) et non 310 MDH, as a constaté Le Desk à partir of the juridical documents of the enterprise available in public.

Structure capitalistique du groupe Akdital. Source: Etats de synthèse / Akdital. Infographie: Mohamed Mhannaoui / Le Desk

«Pour ces nouveaux chantiers, the groupe a d’ailleurs opté pour une approche considérée comme novatrice. The a choisi de s’appuyer sur des specialists de la gestion foncière et de la construction pour les futures cliniques, autour d’une nouvelle structure baptisée Akdital Immo. Celle-ci devrait posséder les murs des cliniques Akdital et empocher un confortable loyer à même de satisfaire les exigences de rentabilité de ses actionnaires “, est-il ajouté.

Un raisonnement qui laisse entendre que le but de l’organisation de ce partnership sous forme de joint-venture (abondamment expliquée par le groupe dans la presse) sert à dégager des plus-values ​​locatives assimilées à de la rente. Là encore, le constat avancé est erroné: le rendement locatif appliqué pour les projets dont le foncier est porté par Akdital Immo est de 8% annuel, ce qui, comme Le Desk a vérifié de l’analyse marché du foncier au Maroc et des documents publics de la foncière Aradei associée dans Akdital Immo, correspond au taux de rendement moyen appliqué dans le marché locatif national dans plusieurs secteurs d’activité, notamment l’hôtellerie où le modèle Opco-Propco est expérimenté for the large groupes hôteliers depuis des décennies. D’ailleurs, dans le domaine de la santé privée, the cas d’Akdital ne fait pas exception, ni n’est “Expérimental” au regard du benchmark mondial. Ce modèle qui permet à une entreprise de se focaliser sur son domaine d’expertise pour confier la gestion de son parc immobilier à des professionnels, est largement usité à l’international, notamment aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

Autre conclusion infondée, cells of the tax contribution of Akdital faussement assimilée au plancher minimum à payer de 700 000 dirhams en ces termes: “Within the fiscal and the private clinics, the a fallu plusieurs années de négociation avant d’aboutir à a convention avec the Direction générale des impôts pour the regulation of the fiscal situation par déclarations rectificatives. Signée en décembre 2020, cette amnestie prévoyait a minimum à payer of 700 000 dirhams for an pour of the cliniques réalisant a chiffre d’affaires supérieur à 50 millions de dirhams, comme c’est le cas des établissements Akdital “. Sauf que les états comptables des entités du groupe consultés par Le Desk auprès de sources institutionnelles montrent qu’Akdital et ses filiales ont contribé au titre de impôt sur les sociétés (IS) à hauteur de 12.8 MDH in 2020 and à 30 MDH in 2021.

Contrairement à ce qui est affirmé, les comptes sociaux d’Akdital Holding, ne laissent pas “Entrevoir une certainine vulnérabilité financière”. “In 2020, c’est à peine si la holding a attiint l’équilibre, alors que son chiffre d’affaires dépasse les 16 MDH”, est-il avancé. Or, on sait bien, tout comme à la lecture des liasses fiscales de l’entreprise, que les bénéfices des filiales durant une année sont remontés en tant que dividendes et apparaissent dans les comptes de la holding en n + 1, raison pour laquelle les bénéficies de 2020 (première année pleine d’exploitation des cinq premières cliniques du groupe) n’apparaitrons sur les comptes d’Akdital qu’en 2021. C’est pourquoi les états financiers déposés que Le Desk a pu compulser, font appears un bénéfice de 20,6 MDH dont 20 MDH relatifs aux dividendes de 2020.

Chiffre d’affaires et results nets des entities du groupe Akdital. Source: Etats de synthèse des filiales. Infographie: Mohamed Mhannaoui / Le Desk

Ce décalage comptable pousse aussi à une mauvaise interprétation exprimée par “Une subite amélioration de la marge nette moyenne (…) alors que, une année auparavant, le taux de rentabilité était des plus médiocres, ne dépassant guère les 1.4%”. La raison en est toute simple: pour 2019, le groupe détenait trois entités (Longchamps, Ain Sebaa et CIOC) ayant démarré leur exploitation cette année-là. Par ailleurs, Akdital n’a racheté la clinique Atfal qu’en mars 2021 et ne doit donc logiquement pas figurer au titre des performances financières attribuées au groupe comme cela a été glissé.

The results of the groupe Akdital. Sources institutionnelles / Etats de synthèse-Akdital. Infographie: Mohamed Mhannaoui / Le Desk

Toujours pour souligner une supposée fragilité financière du groupe, il est fait référence «À l’endettement de la holding, here culmination à plus de 90 MDH et ses charges financières deviant de plus en plus pesantes». Et cela pour en déduire que “Même le niveau de trésorerie satisfaisant devait être englouti par les investissements réalisés durant les 15 derniers mois”. Cette argumentation based on a balance sumire de la trésorerie avec des investissements en cours est tout aussi trompeuse: les états comptables des entités du groupe montrent en réalité que les projets d’Akdital sont financés en général avec a ratio d’endettement qui various selon les projects between 50% and 60% of the total amount of the investment. The rest (40%) is supported by ses capitaux propes here if situent à 382 MDH on 31 December 2021 for a total endettement d’environ 400 MDH.

Pour rappel, l’activité d’une holding consists of putting in place des règles de gestion, encadrer l’activité des filiales et établir les mécanismes de contrôle internal. Pour se faire, the holding Akdital (comme toute autre holding) a comme principal poste de charge ses ressources humaines et l’essentiel de ses ressources et chiffre d’affaires (en dehors des dividendes de ses filiales), les management fees payés par lesdites filiales pour justement he permits de couvrir ses charges d’exploitation et avoir une situation d’équilibre financier.

Sur le coût des ressources humaines et son affectation, il est prétendu que “Rien que les charges de personnel dépassent les 10 MDH, alors que, dans la caste des dirigeants, on retrouve les enfants du couple Talib et leurs cousins ​​Akdim”. The organization chart RH nominatif d’Akdital, available on son site internet, montre en réalité qu’aucun des enfants du couple Talib n’y figure.

Organigramme du groupe Akdital. Source: Akdital.ma. Infographie: Mohamed Mhannaoui / Le Desk

Les états comptables des filiales et la communication du groupe à la presse révèlent plutôt un tout autre ordre de grandeur: au titre de sa social contribution, Akdital emploie en 2021, toutes entités confondues, 1 700 personnes (emplois directs) pour une charge salariale et company of 185 MDH. In 2020, ils étaient 1 200 employés pour a salary and social charge of 125 MDH.

A appui d’une idée préconçue de “Diktat des exigences du marketing et de la rentabilité” servant à prophétiser le ” for the “ d’un groupe en phase d’expansion, the a été établi un faux diagnostic du “modèle Akdital” déduit d’une interprétation incorrecte de son architecture organizationnelle et capitalistique, de ses modalités et normes de gestion, de ses capacités de développement, et surtout se basant sur une lecture inexacte de ses fondamentaux comptables et financiers.

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