Pourquoi le SMIC à 1,500 euros net de Mélenchon menacerait l’emploi et creuserait la dette

Gagner 1,500 euros net par mois, contre un peu plus de 1,300 aujourd’hui (pour 35 heures mensuelles). The proposition of Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la gauche, plaira à coup sûr aux deux millions de salariés qui perçoivent le Smic. Comment alors that the étiquettes indiquent d’importantes hausses de tarifs dans les rayons s’opposer à une telle suggestion? It morally l’engagement de Jean-Luc Mélenchon séduit, économiquement, l’équation est nettement plus sensible. Et pour cause, du côté des entreprises, et notamment cells qui sont très consommatrices de main-d’œuvre peu qualifiée, une telle annonce serait un veritable coup dur. The faudra qu’elles “suivent” ces augmentations et financièrement, elles n’ont pas toujours les marges de manœuvre suffisantes. Ainsi, plusieurs PME dans la logistique, agroalimentaire, les transports, la proprieté pourraient se trouver en difficultés pour s’aligner sur cette progression du salaire minimum.

Pour ou contre: faut-il porter le SMIC à 1,400 euros net? Henri Sterdyniak (OFCE) face à Gilbert Cette (Neoma Business School)

Dans un contexte d’activité plate – au premier quarter la croissance était nulle selon the Insee -le pari est risqué. D’autant plus que la multiplication des hausses du SMIC – 3 en 6 mois – bouscule déjà la mécanique fondée sur un rendez-vous salarial annuel. It causes social tensions and supplémentaires, et déstabiliserait la bonne marche des entreprises.

Tassement des grilles de salaires

Par ailleurs, augmenter le SMIC contribue à tasser la grille des salaires. Quid de ceux qui aujourd’hui sont légèrement au-dessus du SMIC et dont la rémunération n’est pas indexée sur inflation? Ils demanderaient a rattrapage. De fait, ce ne sont pas deux millions d’employés qui seraient concernés par ces hausses, mais bien plus. Car cela impacterait les autres échelons des grilles de salaires.

Surtout qu’aujourd’hui de nombreuses branches professionnelles restent encore en dessous du SMIC. Près de 85% des 170 blanches de plus de 5.000 salariés seraient même dans cette situation selon les syndicats. CFDT and CGT en tête demandent régulièrement que ces branches s’alignent.

Boucle inflation / salaire

Ces relayvements successifs – après une progression de 6% en 6 mois- risquent aussi d’alimenter le cercle vicieux inflation / salaires

Si les entreprises rémunèrent mieux les salariés pour qu’ils puissent faire face à inflation, elles vont être tentées de rogner sur leurs marges, et augmenter encore les prix … et les employés demanderont encore des hausses de salaires … etc etc … Cet effet boule de neige peut déstabiliser l’économie. Même si en France, le risque de cette boucle inflation / salaire est un peu moins élevé car les salaires restent bas.

A ce proposes, le gouverneur de la banque de France, François Villeroy de Galhau est sans détour: “les augmentations de salaires seront ‘bouffées’ dans les mois qui suivent par le supplément d’inflation, et tout le monde est perdant”.

Menace sur l’emploi

Enfin un des risques souvent pointés du doigt, concerns les créations d’emplois. Si le SMIC est trop haut, trop élevé comme c’est le cas dans l’Hexagone, les employeurs peuvent être découragés d’embaucher. Ce qui freinera la baisse du chômage.

Ainsi, l’économiste, ancien conseiller de Jean Castex, Marc Ferracci, – aujourd’hui candidat pour la députation, sous l’étiquette de la majorité présidentielle – a publié un tweet ce dimanche, en réaction aux propos de Jean-Luc Mélenchon: “I bring the Smic of 1,300 to 1,500 euros net revient à une hausse de 15% … When on connaît l’élasticité de l’emploi au niveau du SMIC selon les évaluations: 10% de hausse du SMIC enters une baisse de 10% de l’emploi à ce niveau Avec 2 millions de salariés au SMIC …. ce serait donc 300,000 emplois deduits.

Une charge de la dette supplémentaire

Enfin, l’Etat employeur sera soumis aux mêmes pressions que les employeurs privés. Yes, the SMIC est porté à 1,500 euros, the devra lui also relever le salaire minimum à ce niveau des agents publics. Or, selon les calculs de François Ecalle, du site Fipeco, une hausse de 1% des rémunérations des agents coûte deux milliards d’euros.

L’Etat français n’ayant pas de marge de manœuvre, the aura recours à emprunt pour financer ces progressions. De quoi creuser encore un peu plus dette la, ce qui en période de remontée des taux d’intérêts alourdira encore notre charge. Voilà pourquoi dans ce contexte, Emmanuel Macron, préfère en passer par des dispositifs ciblés et ponctuels pour aider les Français à boucler leurs fins de mois.

Le chef de l’Etat a promis d’encourager les entreprises à verser des primes défiscalisées – via la fameuse prime say “Macron” dont le montant hors impôts et cotisations activité pour les travailleurs les plus précaires ou encore des mesures comme la distribution d’un chèque alimentation pour les plus menages les plus modestes …