pourquoi Moscovici met en garde against the niveau d’endettement de la France

DÉCRYPTAGE – Pierre Moscovici prévient que le redressement des finances publiques nécessitera des efforts sans précédent, avec 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires par an.

Alors that the situation s’améliore nettement sur le terrain sanitaire, que le gouvernement ne cesse de se féliciter d’un rebond de la croissance exceptionnel et que les promesses de dépenses fleurissent chaque jour dans le cadre de la Campagna présidentielle, the Cour des comptes vient quelque peu gâcher la fête. Ou plutôt, rappeler une réalité que tout le monde semble occulter …

Dans leur rapport public annuel publié mercredi, les magistrats de la rue Cambon tire a nouvelle fois la sonnette d’alarme face à l’état particulièrement préoccupant des finances publiques du pays. Et ce après deux années de crise durant lesquelles des dizaines de milliards d’euros – plus de 100 milliards – ont été déversés au nom du “quoi qu’il en coûte” pour éviter l’effondrement d’une partie de l’économie.

Le nécessaire redressement des finances publiques passera inéluctablement par des efforts sans précédent de maîtrise de nos dépenses

Pierre Moscovici, president of the Cour des comptes

Si cette action était nécessaire pour préserver l’activité et nourrir la croissance à venir, elle va durablement peser sur les déficits et sur la dette publique », Avertit le president of the Cour des comptes, Pierre Moscovici. Les chiffres donnent le tournis: en 2022, deux ans après le début de la pandémie, le pays se trouve dans une situation qu’il n’a jamais connue auparavant avec une dette publique qui devrait s’établir à 113.5% du PIB – soit une hausse de 560 milliards d’euros par rapport à fin 2019. Quant au déficit structurel – qui ne pas en compte la situation conjoncturelle comme la pandémie -, il devrait rester deux fois plus élevé qu’avant la crise… Dans ce contexte, “le nécessaire redressement des finances publiques passera inéluctablement par des efforts sans précédent de maîtrise de nos dépenses », Prévient the ancien ministre de l’Économie de François Hollande.

Provoquer an électrochoc

Nul doute qu’avec ce rapport, the institution espère – sans le dire trop fort – provoquer une sorte d’électrochoc auprès des candidats à l’élection présidentielle, alors que la question du surendettement du pays reste quasiment absente du débat. L’avertissement est en tout cas lancé: the prochain president ne pourra pas ignorer encore longtemps ce dossier potentiellement explosif. Il y va en effet de la credibilité du pays sur les marchés qui risque d’être mise à mal avec la remontée des taux d’intérêt et, plus largement, de sa souveraineté financière. “Une poursuite de la hausse du ratio d’endettement risquerait de fragiliser la confiance des acteurs économiques dans la capacité de la France à honorer ses engagements passés et à venir Avertit the institution.

D’ailleurs, les magistrats de la rue Cambon s’alarment de voir que la France se situe «dans le groupe des pays de la zone euro dont, deux ans après le début de la pandémie de Covid-19, the situation des finances publiques est la plus dégradée », Aux côtés de l’Italie, la Belgique et l’Espagne. De quoi creuser un peu plus l’écart avec l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche, dont les niveaux de dette sont plus «modérés “Et”les niveaux de déficits structurels beaucoup plus faibles “.

Pour justifier ce lourd bilan, l’exécutif n’hésite pas à mettre en avant le “quoi qu’il en coûte” déployé durant la pandémie, qui est pourtant loin de tout expliquer. Les autres pays ont en effet eux also dépensé des dizaines de milliards d’euros pour faire face à la crise, et ils ne sont pas tous autant endettés.

Incapacité à réduire la dette française

En réalité, «pour la France, cette situation est the aboutissement d’un movement de divergence commencé il ya quinze ans et qui the vue notamment s’écarter de l’Allemagne, indique the institution. Ainsi, alors que le niveau de dette des deux pays était similaire, in 2006, avant le déclenchement de la crise financière, la dette française était in 2020 près de 45 points au-dessus du niveau de cells de l’Allemagne (respectivement 115% et 69% du PIB) “.

In clair, France paie le prix fort de son incapacité à sérieusement réduire la dépense publique depuis de nombreuses années. Et, aujourd’hui encore, alors même que les caisses publiques sont vides, cette tendance dépensière reste particulièrement forte. En attestent les deux derniers budgets de l’État, avec des dépenses hors crise here «augmenteraient fortement de près de 11 billion euros in 2021 and 8 billion euros in 2022», is the Cour des comptes. Sans compter les mesures de revalorisation des personnels de santé dans le cadre du Ségur de la santé qui s’élèvent à quelque 10 milliards d’euros annuels…

Des réformes nécessaires

Pour tenter de donner a gage de son sérieux budgétaire en cette période de sortie de pandémie, the exécutif a décidé de mettre de côté la “dette Covid”, ce qui ne convainc évidemment pas les sages. “La mesure de cantonnement (…) ne modifications en rien la trajectoire de la dette publique, car aucune ressource supplémentaire nouvelle et aucun nouvel effort de redressement structurel ne sont attachés à son amortissement», To recadré Pierre Moscovici.

Quant à la trajectoire d’assainissement des comptes du gouvernement pour ramener le déficit sous la barre des 3% en 2027 et engager un léger reflux de la dette à cet horizon, elle reste «uncertainty“Et s’inscrit”en décalage avec ses principaux partenaires européens», Jugent les magistrats. In 2025, the said tricolor publique devrait rester bien plus élevée que cells de l’Allemagne …

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Il n’empêche, l’exercice supposed déjà “une maîtrise de la dépense plus important que par le passé», Avec pas moins de 9 milliards d’euros d’économies supplémentaires chaque année par rapport à la période avant-crise (2010-2019), avertit la Cour des comptes.

Autant say, an effort jamais réalisé auparavant. The institution en profite pour rappeler que des réformes seront «nécessaires», Listant five secteurs clés et particulièrement sensibles que sont le système des retraites, assurance-maladie, la politique de l’emploi, cells du logement ainsi que les minima sociaux. Bref, le message est passé; reste à ce qu’il soit entendu dans un pays qui, traditionnellement réfractaire aux coupes budgétaires, s’est dangereusement habitué à l’argent magique avec le “quoi qu’il en coûte” …

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