Quand actions et obligations dégringolent ensemble, les investisseurs cherchent des alternatives

publié le dimanche 15 mai 2022 à 10h14

Pire début d’année depuis 1939 pour les actions à Wall Street, et chute des obligations unédite depuis 1842: pour échapper au marasme des deux placements vedettes, les investisseurs cherchent des alternatives.

“Pour la première fois depuis des décennies, les investisseurs font face à la fois à une vraie pression inflationniste et une banque centrale américaine (Fed) agressive”, décidée à durcir sa politique monétaire pour ramener les prix sur terre, explique Ross Mayfield, de Baird.

“Cela a entraîné un décrochage qui a touché à la fois les actions et les obligations”, poursuit-il.

Avec des taux qui remontent en flèche, le prix des obligations baisse (les deux évoluent en sens opposé) et elles ne jouent plus actuellement leur rôle de refuge when les actions tanguent.

La guerre en Ukraine, les sanctions contre la Russie et les confinements en Chine ont ajouté à anxiété du marché, qui n’a plus de certitude. “C’est un environnement très difficile”, reconnaît Anwiti Bahuguna, responsible for the stratégie tous actifs chez Columbia Threadneedle Investments.

“C’est un casse-tête dans le sens où on n’a pas encore de paramètres bien defined sur la persévérance de inflation et la croissance worldwide”, observe Chaguir Mandjee, gérant de portefeuille chez Tailor AM.

“Je fuis le marché. (…) Je pense que cet effondrement va être encore pire qu’en 2008”, affirme un petit porteur, contacté sur le réseau social Reddit et qui n’a pas souhaité donner son nom. “En ce moment, je cherche à aller vers le cash et les métaux précieux.”

“Beaucoup de placements passent en cash”, les investisseurs vendant leurs actifs pour ne garder que des liquidités, confirme Greg McBride, analyste en chef chez Bankrate, même si, contrairement à la crise financière de 2008, inflation fait que le capital perd mécaniquement de la valeur.

– Art et matières –

Autre destination du moment, selon lui, les fonds monétaires, des produits financiers qui rapportent peu mais jugés très sûrs et relativement à abri des soubresauts de la Bourse.

Dans le même registre, les dépôts à terme, guarantees par les banques, ou les comptes d’épargne. Ils étaient boudés ces dernières années du fait de leurs taux d’intérêt très faibles, souvent inférieurs à 0,50% par an, maize redeviennent attractifs.

Après avoir vendu ses obligations avec, à la clef, une perte de 9%, le petit porteur de Reddit ainsi trouvé a compte à terme pour deux ans, à 2.65%.

The team of Anwiti Bahuguna dit avoir vu come la glissade des obligations et s’être réorientée vers les matières premières, aujourd’hui aisément accessibles, via des fonds, aux investisseurs institutionnels comme aux particuliers.

Des métaux précieux à l’énergie en passant par les matières premières agricultural, les “commodities” sont considérées as the anti-inflation alarm par excellence.

Les fonds indices (aussi appelés ETF), here suivent les cours de ces matières ou d’entreprises de leur secteur, affichent des gains insolents depuis le debut de l’année, souvent au-delà de 30%.

Mais même ce placement providentiel montre des signes d’essoufflement. Le contrecoup des niveaux records récemment attints, ma also de la fin du credit bon marché avec, en plus, le specter d’un ralentissement économique qui plomberait la demande de matières premières.

Café, cuivre, nickel ou argent sont tous en train de replier la voilure, après un début d’année fulgurant, de même que d’Or, un peu vite présenté par certains comme un bouclier contre inflation, tout comme le bitcoin, aujourd’hui dans la tourmente.

Outre les matières premières, “pour ceux qui veulent faire une transition” plus marquée qu’un simple pas de côté, “pour plus longtemps, il ya l’mobilier”.

Depuis 2019, soit avant la pandémie, le prix médian d’un logement a pris 39% aux Etats-Unis, selon l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) et continue de monter.

Restent les placements alternatifs, as the cartes de collection dont Gregg Love, petit épargnant, acheté une parcelle sur le site Rally, qui partage la propriété d’un objet de valeur entre des milliers d’vestisseurs.

En deux ans, son capital a augmenté de 30% et il pouvoir faire mieux.

Ce principe de propriété fractionné dynamise the ensemble du marché de la collection, de même que “the perception of the art comme une protection against the inflation”, explique Joan Robledo-Palop, founder of Zeit Contemporary Art. Les deux facteurs ont “fait naître une nouvelle génération de collectionneurs dont le nombre aurait été inimaginable il ya cinq ans”.

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