Retraites: Emmanuel Macron va-t-il renverser la table?

The question des retraites is a double test pour le nouveau mandat by Emmanuel Macron. Elle conditionne la réussite de son projet et la credibilité de sa promesse d’une nouvelle méthode. Le recul de l’âge de départ à 65 ans, avec une étape à 64 ans, est présenté comme une source de financement des ambitions sociales du second quinquennat. Et ça ne passe pas. C’est dire si la manière de mener ce chantier déterminante evening.

Pour honorer les engagements du candidat en matière de santé, d’éducation, de dépendance, pour revaloriser les petites retraites, il faut de l’argent. Emmanuel Macron affirms qu’il ne veut pas laisser de dictes aux générations futures, ni augmenter les impôts. Sa solution of him, créer plus de richesses en mettant ou remettant le plus de monde possible au travail (réforme du RSA, création du contrat d’engagement jeune, de France travail, etc.) afin d’atteindre le plein emploi. Le recul de l’âge de la retraite to a double merite: the permet des économies sur les pensions versées et dope l’activité grâce au travail supplémentaire.

Corn, à part ceux qui sont sûrs d’y échapper (les retraités), cette perspective n’enchante pas grand monde. Elle met en ébullition les syndicats et les deux principales oppositions, le RN et LFI. Emmanuel Macron n’a pas les moyens politiques d’poser cette réforme par ordonnance ou par 49-3, même s’il avait une majorité après les législatives. The doit la rendre sinon aimable, du moins tolérable.

Platebandes. Il n’a pas commencé sur ce mode: avant le premier tour de l’élection, l’ambiance est aux choix bien trempés. Il ya un petit débat pour savoir s’il faut aller jusqu’à 65 ans ou s’arrêter à 64 ans (the limit retenue pour l’âge pivot dans la réforme avortée de 2019-2020). La borne haute est préférée: pas tant pour piétiner les platebandes de la droite (Valérie Pécresse proposed 65 ans) que pour se procurer de l’argent. Passé le 10 avril, face aux réactions du terrain, the candidat commence à tempérer son projet: the s’avance sur une première étape de 64 ans à l’horizon 2028. Une clause de revoyure déterminerait la suite.

Cet effort est-il indispensable to guarantee the pérennité du système de retraite? Oui, c’est une partie de l’argumentation. Mais il est écrit qu’Emmanuel Macron ne peut pas faire une simple réforme des retraites. Ni une réforme simple. Celle de 2019-2020 se voulait systémique: fusionner 42 régimes en un seul et faire qu’un euro cotisé women les mêmes droits à tous. Elle était très compliquée. Celle prévue aujourd’hui est au contraire très compréhensible: travailler trois ans de plus. Mais elle fait peur.

D’autant que la motivation d’Emmanuel Macron is contested. Il la développe, par exemple, le 22 avril, au micro de France Inter: «Comment on continue à avoir une économie française qui est compétitive, qui crée de l’emploi et qui continue à se réindustrialiser pour aller vers le zéro carbone, comment on arrive à résoudre le problème du pouvoir d’achat dont la première réponse est le travail, et le partage de la valeur ajoutée, et comment on met en place les progrès sociaux et on les finance? Il n’y a aucune politique qui puisse se financer de manière sûre s’il n’y a pas une contrepartie. “

Confusion. L’argumentaire crispe les organizations syndicales. «Demander de travailler plus longtemps, c’est créer un impôt travail, puisque davantage de cotisations et impôts sont prélevés, souligne Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT. La retraite est une prolongation du travail allowing a revenu tout au long de la vie, la dépendance relayve de la solidarité nationale. »Donc de Impôt. The syndicalists dénonce une dangereuse confusion between les cotisations sociales et les impôts. Les premières sont acceptées parce liées à un sentiment d’affiliation puissant: tout le monde pense pouvoir en bénéficier. Les seconds sont mal tolérés pour des raisons symétriques. “Yes, the on floute les frontières between ces deux types de prélèvements, the aversion pour the impôt risque de contaminer le social”, poursuit Frédéric Sève.

«Le fait d’ajouter une second justification au recul de l’âge, le financement de la dépendance, montre que le système n’est pas menacé, renchérit Cyril Chabanier, president of the CFTC. La nécessité de sauver les régimes est moins forte. »The syndicats s’appuient sur les previsions du Conseil d’orientation des retraites (COR), qu’ils interprètent d’une very optimistic manner.

Pour faire passer une réforme hard, Emmanuel Macron a promis une méthode douce. The insists sur France Inter [attention, langage parlé] : «Je pense qu’on peut le faire si on invente une forms de dialogue social nouvelle […] Les partenaires sociaux, dans cette période, je peux pas faire comme s’ils avaient pas pris leurs responsabilités. ” Allusion aux appels, sous des formes diverses, à faire barrage à Marine Le Pen. […] Je ne peux pas faire comme si ce n’était pas des acteurs courageux […]. Je pense qu’on ne peut pas construire the avenir du pays sans trouver un accord. “

Permis de conduire. Jusqu’où wrath the chefs of l’Etat dans cette volunté? Jusqu’à présent, the était question d’une concertation. Ce qui means: écouter les acteurs, tenir compte de leurs positions, sans forcément les retenir. Emmanuel Macron pourrait-il oser davantage et proposer une négociation aux intéressés? Syndicats de salariés et patronat se mettraient autour de la table, d’abord pour faire a diagnostic partagé des besoins de financement des retraites et s’entendre sur la même analyze des travaux du COR; ensuite, pour traiter de la question du grand age et envisager différentes solutions, nouvelles cotisations, hausse des impôts ou travailler plus longtemps.

A tel pari repose sur son acceptabilité par le patronat et par le syndicat le plus susceptible de s’engager dans un tel processus, the CFDT. Cela pourrait ne pas déplaire à son secrétaire général, Laurent Berger, tant la culture cédétiste est cells de negociation et du compromis. «The CFDT ne veut pas take le pouvoir, mais l’exercer», résume joliment Bernard Vivier, the director of the Institut supérieur du travail.

Le changement serait plus radical pour Emmanuel Macron. The east souvent arose perplexe de ses rencontres multilatérales avec les syndicats. A l’issue du tradition in the tour de table, il ne sait pas trop quel conclusion en tirer. Du coup, the hésite à leur confier les clefs du trucks. Dans l’hypothèse d’une grande négociation, the appartiendrait aussi aux syndicats et au patronat de montrer qu’ils ont le permis de conduire.

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