Retraites: the solution néerlandaise | Les Echos

Publié the 22 avr. 2022 at 13:16Mis à jour le 22 avr. 2022 at 14:16

L’âge de départ à la retraite aura été one des sujets brûlants de la Campagna présidentielle en France. En revanche, il n’est pas question d’stiller une dose de retraite par capitalization, contrairement à ce qui se fait depuis plus d’un siècle aux Pays-Bas, à la satisfaction de tous.

Dans ce pays, depuis 1957, the pension se compose de deux piliers. Le premier volet est AOW («Algemene Ouderdomswet»), a revenu de base que tout Néerlandais perçoit à partir de 67 ans, même les personnes qui n’ont jamais travaillé de leur vie. Actuellement, the east of 1.244 euros nets par mois.

Ce montant est lié au revenu minimum and guarantee that relativement peu de personnes âgées vivent dans la pauvreté. En France, the pension mensuelle nette moyenne hors réversion avoisine 1,400 euros. The AOW à lui tout seul s’en rapproche.

Des mutuelles pour le troisième âge

En plus de AOW, the plupart des retraités reçoivent une pension équivalente à environ 80% de leur salaire moyen. Depuis le début du vingtième siècle, les Néerlandais se constituent eux-mêmes cette allocation, en cotisant à uno des quelque 200 fonds de pension néerlandais, qui s’apparentent davantage à des mutuelles: chaque mois, employeurs et employés versent ensemble environ 20 % du salaire dans une caisse commune, here, in 2021, contains the miraculous sum of 1,800 billion euros, soit 210% du PIB.

En comparaison, la France, qui compte presque quatre fois plus d’habitants mais dont le système de retraite repose almost intégralement sur la répartition, ne dispose que de 177 milliards d’euros dans ses caisses de retraites – 88 milliards si l’on soustrait the so-called “retraite”, soit 3.9% of the PIB.

“Sur le long terme le financement en France posera des problèmes colossaux pour le pays,” avertit Theo Langejan of the Fédération nationale des pensions. Aux Pays-Bas, l’énorme capital est géré de manor durable and “the gestion de ces fonds est paritaire: les employeurs et les employés déterminent ensemble comment l’argent est investi”, explique Theo Langejan.

Une retraite proche du salaire

L’un des avantages de ce système se retrouve dans le fait que les retraités néerlandais reçoivent un montant qui n’est pas très différent de leur salaire. Il est vrai que cela tient surtout au fait que les assurés partent plus tard que les Français. Ils cotisent donc plus, sur de meilleures carrières, améliorant ainsi leurs droits futurs.

En raison du financement individuel, seule une petite partie de assurance-vieillesse est prize en charge par l’Etat. In France, the rôle de la Sécurité social est prépondérant. Et l’effort en part de PIB is due to 14% on the crise of Covid, environ deux points au-dessus de la moyenne de la zone euro.

Aux Pays-Bas, ce pourcentage n’est que de 5%. Une économie de plusieurs milliards que l’Etat peut utiliser pour d’autres investissements publics. «La dette publique de la France is in réalité beaucoup plus élevée, parce qu’on ne sait pas ce qu’on devra payer comme pensions dans les décennies à venir. Le gouvernement devrait admettre que avenir est imprévisible et qu’il n’y existe donc aucune garantie », estime Theo Langejan.

Les indépendants négligés

Toutefois, le système néerlandais présente un certain nombre de faiblesses. The social partners ont a great freedom to create the fonds de pension, ma ils ne sont pas obligés de le faire. Et cela posed a problem in the nouveaux secteurs, as the services de livraison rapides, which les entreprises n’ont pas forcément envie de cotiser pour la retraite des travailleurs.

Dans la pratique, 90% des salariés néerlandais sont affiliés à a fonds de pension, ma ce n’est pas le cas des indépendants. Certes, ils ont right à AOW lorsqu’ils prennent leur retraite, ma le gouvernement étudie the possibilité de l’obligation pour ce groupe de joindre a fonds de pension.

Pour sortir du débat en France, serait-il alors envisageable to introduce a système à la néerlandaise? «Bien sûr, vous pouvez décider de le lancer dès demain», dit Theo Langejan, «corn the will bring ses fruits que dans quarante ans». Et puis, «les jeunes Français qui commencent leur carrière maintenant paieront deux fois: la prime pour leur propre pension, et la cotisation pour le système par répartition existant. “

Ce n’est donc pas impossible, ma la transition serait à la fois coûteuse et longue. Si longue, en fait, que les candidats actuels auront déjà pris leur retraite depuis bien longtemps.

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