Sodexo: le géant de la restauration au pied du mur

Le groupe doit se réinventer pour s’adapter au télétravail. The visibility remains limited in the Bourse. Découvrez notre analyze complète et notre conseil sur le titre Sodexo.

Les années amères se suivent et se ressemblent pour le roi des cantines. Alors that la crise sanitaire continue de perturber son activité of him depuis plus de deux ans, la guerre en Ukraine as couronner le tout.

Sodexo come to cédé the contrôle de ses activités dans l’ex-Empire soviétique à l’équipe de local direction here poursuit les opérations à travers une structure et une marque indépendantes. Yes, the exposition de Sodexo en Russie était modeste (moins de 1% du chiffre d’affaires), l’activité, elle, était en «pleine croissance», avait expliqué Marc Rolland, director financier du groupe.

La fermeture “plus tôt que prévu” des centers de dépistage du Covid-19 au Royaume-Uni n’arrange pas non plus les affaires du restaurateur. Aussi, l’exercice décalé 2021-2022 (clos fin août) is annonce moins bon que prévu du côté des facturations. Malgré a solid semester premier, the directives visent désormais une croissance intern des ventes “autour du bas” of the fourchette comprise between 15 and 18%.

Inflation maîtrisée

Parmi les bonnes nouvelles, Sodexo confirms putting the bouchées doubles pour maîtriser inflation – notamment cells des matières premières – liée aux tensions géopolitiques. Un enjeu d’portance alors que les denrées alimentaires et la main-d’œuvre absorbent en moyenne 78% du chiffre d’affaires des acteurs du secteur. De quoi permre au specialiste de la restauration collective de maintenir knows prévision de marge d’exploitation «proche» of 5%.

En Bourse, le titre a repris près de 40% depuis son plus-bas touché le 19 Mars 2020, à 50.42 euros, mais il reste encore bien en deçà de son zénith (123.60 euros).

Des priorités listées

Terrassé par la crise sanitaire, le géant des cantines doit, plus de cinquante ans après sa création (1966), se réinventer pour raviver la flamme des investisseurs. Le groupe a d’ores et déjà listé ses priorités, à commencer par the optimization of son portefeuille de services. L’été dernier, l’enterprise est entrée en négociation exclusive avec Grandir, l’expert de la petite enfance, afin de lui céder la majorité de contrôle de Liveli, son réseau de 320 crèches. Une affaire désormais pliée.

Même sort pour Rydoo. Sodexo a cédé au fonds Marlin Equity Partners sa solution dédiée aux déplacements professionnels. Le Lido, famous cabaret parisien acquired in 2006 est également sorti de son giron pour passer sous la houlette de l’hôtelier Accor. En parallèle, Sodexo a poursuivi ses investissements. En septembre dernier, le groupe a pris une participation majoritaire dans Wedoogift en vue de créer le leader du titre cadeau en France.

L’empreinte géographique du géant des cantines est en outre passée en revue. L’entreprise, qui a déjà réduit à 55 pays (contre 80 en 2018) sa présence à l’international, continue d’optimiser ses implantations et met the accent sur les regions dont le potentiel de croissance est le plus important. Elle entend dans ce sens renforcer ses efforts aux États-Unis, pays où la société a réalisé 35% de son chiffre d’affaires au titre de l’exercice 2020-2021, contre 13% en France et 11% au Royaume-Uni.

Constituting the après-crise

Le numéro deux mondial de la restauration collective, derrière le britannique Compass, se met en ordre de bataille pour construire l’après-crise. Une mission officiellement confiée à Sophie Bellon, tout juste intronisée. Face à l’évolution des comportements et des attententes en matière de restauration et de consommation, le temps presse pour Sodexo alors que la pandémie a laissé des traces indélébiles, à the instar du télétravail. Bien ancrée dans les habitudes, cette pratique hybride est largement adoptée par les salariés à raison d’un ou deux jours par semaine.

Selon une enquête menée auprès de clients in septembre 2020, ce mode de travail était déjà attendu en augmentation de 27% par rapport au niveau d’avant-crise, avec un impact d’environ 10% pour le groupe sur le segment des services aux entreprises. Bien conscients de cette évolution, les dirigeants envisagent une transformation du modèle économique.

Sodexo tire actuellement l’écrasante majorité de ses revenus de sa branche services sur site (96% du chiffre d’affaires), le solde provenant du segment avantages et récompenses (tickets restauration, chèques cadeaux, etc.). Mais le paradigme devrait progressivement changer alors que ce dernier pôle est le plus profitable du groupe. S’il n’a représenté que 4% des facturations de l’exercice écoulé, il a dégagé 32% du résultat opérationnel. L’idée est donc pour Sodexo d’accélérer son développement.

Pas question pour autant d’envisager une mise en Bourse. En revanche, le groupe recherche a solid partner face à la féroce concurrence d’Edenred, the inventeur du Ticket-Restaurant. Mi-janvier, le fonds de capital-investissement Bain Capital aurait songé à une prize de participation minoritaire. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été établie à ce sujet.

En attendant, le groupe met le cap sur la digitalisation et n’hésite pas à jouer la carte du sur-mesure. Depuis plus d’un an, les salariés des détenteurs de la carte Sodexo Pass Restaurant peuvent se faire livrer leurs plats à domicile grâce à partnership noué between the roi des cantines et Uber Eats ou encore Takeaway.com. Sodexo investit également dans des startups de la foodtech.

Fin février, le groupe a d’ailleurs renforcé son partenariat avec Kiwibot, la jeune pousse de livraison robotisée en vue d’accélérer the transformation of son modèle de restauration dans les universités américaines.

An interesting décote

Le specialiste de la restauration collective a du pain sur la planche ma il semble être sur la bonne voie. En témoigne optimisme des analystes, à the star de Berenberg ou encore de Royal Bank of Canada. Sur vingt-deux bureaux d’études, treize sont à achat sur le titre Sodexo. Un seul est à la vente, selon Factset.

En Bourse, the action affiche une décote intéressante par rapport à son comparable britannique. La valeur d’entreprise (capitalization boursière plus dette nette) de Sodexo représente 7,8 fois l’excédent brut d’exploitation attendu pour l’exercice en cours, contre 14 fois pour Compass. De même, au cours de Bourse actuel, le titre Sodexo se paye 15.8 fois le bénéfice net escompté pour l’exercice en cours. Ce ratio s’élève à 29 fois pour le numéro un mondial du secteur.

Seule ombre au tableau: le manque de visibilité. Tant que perdurent les crises sanitaire et géopolitique, the action Sodexo – et plus largement le secteur de la restauration collective – will remain under pressure. À ce stade, il est trop prématuré de se montrer offensif, ma le titre merite sa place en portefeuille.

Preserves the Sodexo action [SW]. Objectif de cours: 78 euros.

Investissement profile: dynamique.

Prochain rendez-vous: chiffre d’affaires quarterestriel, 1er juillet.

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