Sylviane Delcuve, économiste chez BNP Paribas Fortis: “Une nouvelle crise de la zone euro n’est pas exclue”

“The ECB a été maladroite” lors de sa réunion d’urgence, juge Sylviane Delcuve (BNP Paribas Fortis). Pour elle, seul un recul de inflation calmerait la bourse.

“Depuis une dizaine de jours, c’est la Bérézina.” Voilà the image that la déprime boursière inspire à Sylviane Delcuve, économiste chez BNP Paribas Fortis. Selon cette fine observatrice de l’économie et de la bourse, la situation ne pourra s’améliorer qu’à partir du moment où the inflation donnera des signes de ralentissement.



“En cas de problème en Italie, les pays de la zone euro mettront-ils dix fois plus d’argent que pour la Grèce dans un pot commun? Ça n’ira jamais.”

Aujourd’hui, les indices d’actions ont tellement baissé qu’ils sont quasiment revenus à leur niveau de début 2021, année marquée par une belle progression des actions grâce à la forte reprise économique due à la levée progressive des restrictions liées à la pandémie . Le Stoxx 600 se rapproche de 400 points, niveau affiché au début de an dernier. Yes, the Bel 20 de la Bourse de Bruxelles perd encore environ 2%, the aura effacé tous ses gains de 2021.

Derrière ce marasme, on trouve a manque de confiance des investisseurs à l’égard des banques centrales. En relevant leurs taux d’intérêt pour freiner the inflation, celles-ci ne risquent-elles pas de faire caler le moteur économique?

“En Europe, le risque existe”, avertit Sylviane Delcuve. “Aux États-Unis, le chômage est à 3.6%, les salaires flambent et la croissance économique est there. C’est pour ça que the Fed (la Réserve fédérale, NDLR) a pris la tête dans les resserrements monétaires. In the euro zone, the inflation is approached by 10%, the faut la faire baisser aussi, corn the ECB (European central bank, NDLR) to moins de marge de manœuvre. Il ya encore du chômage et moins de croissance. “

Spread italien

The ECB to an autre problème: le risque de fragmentation financière de la zone euro. As the ECB ne fait plus pressure sur les taux d’intérêt, ceux-ci remontent naturellement et les investisseurs recommencent à faire the three entre les pays en fonction de leur niveau d’endettement.



“Le ‘whatever it takes’ de Mario Draghi ne fonctionnera pas avec l’Italie.”

Result: the taux des obligations italiennes à dix ans a dépassé 4% in début de semaine, alors que le taux allemand à dix ans a plafonné à 1.75%. L’écart entre les deux, ou spread, a donc dépassé 2 points de pourcentage. Ce fossé rappelle la crise de la dette de la zone eurowhen the avait fallu sauver la Grèce.

“Le problème, c’est qu ‘alors que la dette grecque s’élevait à 300 milliards d’euros, cells de l’Italie attint 3,000 milliards d’euros“, relay Sylviane Delcuve.” In cas de problème, les pays de la zone euro mettront-ils dix fois plus d’argent in a pot commun pour l’Italie? Ça n’ira jamais “, tranche l’économiste, selon laquelle” une nouvelle crise de la zone euro n’est pas exclue “.



“Tous les États ont connu un dérapage budgétaire, ma quand le premier de classe rate un contrôle, ce n’est pas grave, alors que si c’est le mauvais élève qui le rate, ça n’a pas le même effet.”

“Le ‘whatever it takes’ de Mario Draghi (alors president de la BCE, il avait affirmé que the institution européenne ferait tout pour préserver l’uro, ce qui avait marqué le debut de la fin de la crise de la zone euro, NDLR) ne fonctionnera pas avec l’Italie “, assure Mme Delcuve. “La crise sanitaire, puis les effects de la guerre en Ukraine ont fait déraper tous les budgets. The problème est que quand the premier de classe rate un contrôle, ce n’est pas grave, mais quand c’est le mauvais élève qui le rate, ça n’a pas le même effet. “

Hausse des taux en vue

Wednesday, the ECB a voulu mettre les pendules à l’heure. À l’issue d’une réunion de crise, elle a lancé les préparatifs d’un nouvel instrument de politique monétaire censé résoudre le problème de la fragmentation. En réaction, the Italie-Allemagne spreads are retombé en dessous de 2 points.



“La réunion d’urgence de la BCE n’est pas un bon signe du tout.”

Mais les marchés d’actions n’ont pas retrouvé la sérénité. “The ECB a été maladroite, cette réunion n’est pas un bon signe du tout”, juge Sylviane Delcuve. “Soutenir la dette italienne passerait par un nouveau program d’achats, alors that the BCE vient d’annoncer la fin de ses achats. Ça n’a aucun sens. Pour les investisseurs, c’est incompréhensible. C’est pour cela que les bourses ont mal réagi. “

Pour Mme Delcuve, les taux pourraient continue à grimper, ce qui pèserait encore sur les actions. “Avec une inflation à quasiment 10%, les taux peuvent encore beaucoup monter. Ça ne se calmera que quand on verra des signaux indiquant que inflation va commencer à diminuer.”



“Yes, the Fed fait terrir l’économie US en douceur, the world demand baissera. Ce serait un balloon d’oxygène.”

Selon l’économiste, cela pourrait venir des États-Unis: “Yes, the Fed parvient à faire terrir l’économie américaine en douceur, the world demand baissera, here it relieves the pressure on the pétrole et les autres matières premières. Ce serait un balloon d’oxygène. “

En attendant, le marché des obligations reste nerveux. Jeudi, le taux belge à 10 ans a dépassé brièvement 2,5%du jamais vu depuis janvier 2014. Ce n’est pas une bonne nouvelle, sachant que l’État belge compte emprunter between 2.7 and 3.7 milliards d’euros lundi sur les marchés.

The résumé

  • Sur les marchés boursiers, “c’est la Bérézina car il existe un risque “that the ECB fasse caler l’économieselon Sylviane Delcuve (BNP Paribas Fortis).
  • The ECB at moins de marge de manœuvre que la Fed. “
  • “Pour les investisseurs, l’outil anti-fragmentation de la BCE is incompréhensible. “
  • “Les marchés ne se calmeront que quand on verra apparaître les signaux d’un début de baisse de inflation. “

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