the ESG en attentente d’un signal clair

A première vue, il serait presque possible de penser que tout va bien: les flux de capitaux vers la finance responsable sont massifs; des textes réglementaires destinés à favoriser the transformation of nos économies sont en train d’entrer en vigueur; Europe, les Etats-Unis et les organizations internationales planchent sur la façon d’établir une comptabilité extra-financière plus lisible et commune. Ce serait toutefois oublier un peu rapidement l’objectif final de ces efforts: façonner un monde plus responsable, plus juste socialement et plus écologique. Les transformations sont-elles vraiment à la hauteur de l’ambition? Qui détient aujourd’hui le pouvoir d’accélérer le changement?

Investisseurs et gérants d’actifs ont de quoi se réjouir. D’après un rapport de l’Esma (European securities and markets auhorities) du 5 avril dernier, les fonds ESG ont surperformé les autres supports classiques d’vestissement sur la décennie 2010-2020. Mieux encore, plus the critères et exigences de durabilité des fonds seraient élevés, meilleure serait the performance. Ainsi, la valeur liquidative des fonds à impact a augmenté de 4% sur ces dix années, contre 2% pour les autres stratégies ESG et 1.7% pour ceux qui se content d’exclusions sectorielles. A ratio qui fera peut-être pencher la balance en faveur des fonds les plus exigeants, ceux qui ont une stratégie impact, classés sous article 9 selon le règlement européen SFDR.

Ces performances ont sans doute joué un rôle clé dans les flux de capitaux qui ont abondé sur l’vestissement responsable. Selon les chiffres de Bloomberg Intelligence publiés l’année dernière, les actifs ESG sous gestion dans le monde ont dépassé les 35 trillions de dollars in 2020 et devraient franchir la barre des 50 trillions d’ici 2025. Le marché des ETF ESG devrait alors peser 1 trillion de dollars et celui de la dette ESG 11 trillions, démontrant ainsi à quel point cet investissement ne se cantonne plus au seul champ des actions. The poids de l’Europe dans cette montée en puissance est également notable. In 2020, la barre symbolique des 10% de fonds ESG sur le total disponible a été franchie. Une prospérité qui doit autant à la création de nouveaux produits qu’à une forte demand de la part des investisseurs.

Mettre les chiffres en perspective

The ya de quoi se féliciter des flux massifs de capitaux en faveur la gestion ESG – dans tout ce qu’elle peut recouvrir comme diversité d’exigences. Du moins jusqu’à ce que l’on écoute le Giec. Dans son dernier rapport, the alert sur le fait que sans réduction massive et immédiate des émissions de gaz à effet de greenhouses, limiter le réchauffement to 1.5 ° C in the evening impossible. Between 2010 and 2020, les émissions mondiales moyennes ont connu leur pic le plus élevé de toute l’histoire de l’humanité. Le Giec a posé son diagnostic: les investments en faveur de la transition climatique sont amplement insuffisants. «Les flux financiers sont trois à six fois plus faibles que ce qui est nécessaire d’ici 2030 pour limiter le réchauffement climatique à moins de 2 ° C. »Cela sans oublier que la transition climatique ne constitue qu’un pan de l’ESG, le scandale Orpea venant rappeler l’ampleur des lacunes des piliers social et gouvernance.

D’où viendra le “signal clair” attendu par le Giec?

Que manque-t-il alors pour accélérer la transition vers un monde plus durable? Des financements, certes. Avec l’entrée en vigueur de la réglementation MiFID 2 cette année, on peut espérer que l’épargne individuelle s’oriente plus volontiers vers des supports ESG. Toutefois, la manière d’identifier les supports disponibles et d’orienter ces capitaux ne fait aujourd’hui pas consensus. En témoigne the appel à reviser les labels existants, notamment le ISR français labels, et celui à en créer de nouveaux.

Dans son rapport remis à Bruno Le Maire, Yves Perrier, president of Amundi and vice-president of Paris Europlace, milite ainsi en faveur of a Transition Climat label. He en témoigne également le debat sur les méthodologies d’évaluation et de notation des agences. Un débat qui vient rappeler que derrière l’enjeu de l’aiguillage des financements se cache en fait celui de la donnée. Sans connaître les efforts de transition à réaliser, sans les identifier, évaluer, comparer, an effective investissement n’est pas possible.

Ce sujet devrait connaître une accélération notable dans les prochains mois, car la structure de la comptabilité extra-financière fait actuellement l’objet de discussions en Europe, aux Etats-Unis et dans les instances de comptabilité internationales. Avec des points de vue parfois diamétralement opposés, que ce soit entre Européens et Américains, ou entreprises et financiers. La voie qui sera choisie sera très révélatrice en matière implication des diverses parties prenantes et pourrait définitivement, si la moins ambitieuse l’emporte, nous écarter de la trajectoire prévue par les Accords de Paris.

Tensions autour de la comptabilité extra-financière

Les tensions autour de la comptabilité extra-financière n’empêchent cependant pas les initiatives visant à renforcer la prize en compte de l’ESG par toutes les prenantes de l’économie. Parmi les dernières en date, cells of the Banque de France. Elle devient la première banque centrale à rejoindre le CDP, a non-profit organisme here is the publication of women environmentally près de 10 400 entreprises cotées dans le monde, représentant a total value of 106 000 billion dollars. L’ambition de la Banque centrale française est double. Elle compte utiliser les notes du CDP pour réaliser ses propes investissements en vue d’une neutralité carbone d’ici 2030.

The institution compte aussi intégrer ces données à ses propres travaux pour intégrer la prize en compte du changement climatique par les entreprises dans son system de notation des créances privées. An exemple qui démontre une fois de plus que accès à la donnée et la mise en place d’un référentiel commun constituent un socle indispensable à la transformation de la finance et des entreprises.