the EU paye un lourd tribut pour son désarmement gazier unilatéral

Alors qu’entre 2000 et 2005 the Commission Prodi avait promu une politique énergétique équilibrée, tout a basculé lorsqu’en 2006 la chancelière Angela Merkel a demandé au president of the European Commission, José Manuel Barroso, de préparer une feuille de route de promotion des énergies renouvelables. Cela n’était appearmment pas une erreur, sauf que – comme dans l’histoire de la grenouille qui ne s’aperçoit pas que l’eau chauffe et qu’elle finit par être bouillie – progressivement l’UE – toujours sous la conduite de l’Allemagne – a décidé de passer à 100% d’énergies renouvelables, c’est-à-dire à bannir les énergies fossiles.

Même si c’est en 2050, c’est utopique, car ils confondent électricité et énergie: on ne va pas chauffer les maisons et faire fonctionner les processus industriels grâce aux éoliennes et panneaux solaires.

L’autre erreur fut de mettre en œuvre rapidement le bannissement de la production de gaz naturel dans l’UE. On se souviendra comment avec une rapidité fulgurante, des États membres – dont la France de Sarkozy et Hollande – ont banni le gaz de schiste. The European Commission, bien timorée face à la pression médiatique, s’est limitée à adopter en janvier 2014 une recommandation – le plus faible de ses instruments législatifs à sa disposition; elle a fait comme Ponce Pilate en disant que l’était de la compétence des États membres. Ce climat général anti-gaz est tel que les entreprises des hydrocarbures sont allées voir ailleurs, la où elles sont bien accueillies.

L’exemple italien

Prenons l’exemple de l’Italie. L’actuel ministre des Affaires étrangères d’Italie, Luigi Di Maio, avait co-organisé in 2016 a référendum pour mettre fin à la production de gaz dans la zone économique exclusive italienne. The initiative a échoué faute de quorum, mais plus personne n’a le courage de développer la production de gaz tellement le risque politique est grand. In 2018, le même personnage était le fer de lance de l’opposition au gazoduc TAP qui achemine du gaz depuis Azerbaïdjan jusque dans les Pouilles. Il vient de se rendre à Bakou pour tenter de convaincre ce pays du Caucase de doubler ses exportations de gaz vers l’Italie. A votre avis, le gouvernement azéri lui at-il proposed a bon prix? On a même vu aller négocier au Congo-Brazzaville, a pays que the Agence internationale de l’énergie (AIE) ne mentionne même pas dans son “Africa Energy Outlook 2019”, car il ne produit pas de gaz. Ce politicoen du Mouvement 5 étoiles est assurément a “gazohypocrite”.

Avec des réserves de gaz presque vides et l’embargo sur le gaz russe qui se prépare, pour que les Européens n’aient pas à trop souffrir du froid l’hiver prochain, il est juste que les dirigeants attempt the impossible. C’est leur devoir. Ils courent partout, telle une poule sans tête, pour tenter d’acheter du gaz. Non seulement toutes ces livraisons Prendront énormément de temps, mais surtout, pour parer au plus pressé, les contrats sont signés en position de faiblesse et donc les fournisseurs de gaz naturel liquéfié (GNL) en profitent pour exiger des tarifs beaucoup plus élevés qu’ils ne l’avaient fait jusqu’à présent. C’est la nature même du commerce qui permet à certains d’être in position de faiblesse ou de force. C’est une self-evident d’écrire que les États membres de l’UE sont en position de nette faiblesse.

De sorte que d’après Ringzone, les principaux vendeurs de LNG proposent des contrats de 10 ans débutant en 2023 à des taux supérieurs d’environ 75% au prix de contrats similaires qui avaient été signés l’année dernière. Cette donnée n’est qu’indicative, car dans le gaz comme dans tout le reste, les transactions commerciales sont privées et donc confidentielles. Mais que ce soit 50, 75 ou 100% plus cher, il est évident que pendant au moins dix ans nous allons payer notre gaz plus cher. Alors que le marché était devenu largement fluide et spot, que les réserves de gaz n’ont jamais aussi abondantes (188,000 milliards m³), ​​the prize de conscience que l’UE ne va pas décarboner son économie oblige les entreprises à parer au plus pressé et à s’engager sur le long terme «quoi qu’il en coûte». C’est une contradiction avec l’objectif du pacte vert et donc une gazohypocrisie.

The cas de la Pologne

The Pologne in a position is energetic in contrepieds avec cells de Bruxelles-Strasbourg, and the “punition” that comes of him will inflict the Russie en ne he vendant plus de gaz ne he fera aucun tort, car elle s’y était très bien préparée. Il en est de même pour la Bulgarie qui ne sera pas pénalisée par la décision de Moscou, son électricité dépendant à 77% de charbon et nucléaire, et dans quelques mois elle sera alimentée par Azerbaïdjan.

Si les sanctions against the Russian gaz vont durer, the situation énergétique et économique va empirer et les prix vont exploser. On ne remplace pas 150 à 180 milliards de mètres cubes de gaz par an (en fonction de la rigueur de l’hiver) comme on le fait avec a smartphone or a car. Le marché du LNG in the EU evening bien plus tendu et le prix ne baissera pas malgré le nombre croissant de producteurs de gaz and la grande abondance des réserves gazières mondiales.

Certains comme Engie se vantent d’avoir signé des contrats gaziers avec des entreprises américaines. Cela va permre aux États-Unis d’accroitre leur richesse. Mais ce gaz de schiste livré dans les terminux GNL des ports européens est cher à cause de la forte demande, et aussi parce que la liquéfaction du gaz, son transport et sa regasification finissent toujours par donner un prix du gaz plus élevé que celui provenant de Russie et transporté par des gazoducs amortis depuis de nombreuses années. Ceux qui se sont tus lorsqu’on a interdit même la prospection du gaz de schiste et qui importent du gaz de schiste américain ne sont-ils pas des gazohypocrites?

Joe Biden désire envoyer plus de gaz de schiste to the EU alors qu’il avait promis during the campaign électorale présidentielle d’en finir avecindustria des hydrocarbures. En pleine crise du gaz, le tsar du climat, John Kerry, a même prétendu que « personne ne devrait faciliter la tâche des intérêts gaziers en construisant des infrastructures d’une durée de 30 ou 40 ans, avec lesquelles nous serons ensuite coincés “. M. Biden prétend soutenir la production américaine de gaz pour libérer l’UE de sa dépendance vis-à-vis de la Russie, alors que son Administration of him œuvre dans la direction diamétralement opposée?

Qui des deux est le plus gazohypocrite?

L’erreur de l’UE de tout miser sur les énergies renouvelables (voir La Tribune du 3 Mars 2020), au lieu de reconnaitre que le gaz et l’électricité nucléaire sont les énergies de l’oenir, conduira à ce que nous payons plus cher notre chauffage domestique et notre électricité. Les citoyens ne vont pas quitter l’UE pour autant. Mais les entreprises qui devront payer plus cher l’électricité et surtout le gaz utilisé dans le processus industriel, que ce soit pour les besoins thermiques ou chimiques (comme la production d’hydrogène qui sert à fabriquer de l’engrais qu’on ne pourra plus importer de Russie), n’auront pas d’état d’âme pour délocaliser. Les États-Unis auront a double avantage sur l’UE. Décidément, ce sont eux qui tirent profit de cette insupportable guerre en Ukraine!

Non seulement on ne parviendra pas à augmenter les énergies renouvelables, mais on détruit déjà notre industrie et nous nous appauvrissons en payant cher notre énergie. The EU paye un lourd tribut pour son désarmement gazier unilatéral.

C’est tellement évident qu’il est interpelant qu’aucun politicoen ne dénonce une situation aussi évidente. The EU a sapé intentionnellement la confiance de industrie pétrolière et gazière, qui hésite à investir dans l’exploration, la production et d’autres infrastructures qui ont besoin du long terme pour rembourser les prêts que les banques hésitent à accorder précisément à cause de cette politique du tout renouvelable. Et en même temps, on court pour importer plus de gaz. Pourquoi the industry ne dénonce-t-elle pas cette gazohypocrisie?