“Un peu plus de maturité de l’Etat grec lui aurait évité ces déboires” (Iskandar Safa, Privinvest)

Selon le PDG de Privinvest Iskandar Safa, la Cour suprême grecque a rendu en février un délibéré, qui doit mettre fin au “déni” de l’Etat grec sur ses torts juridiques dans “the illegal expropriation” de Privinvest du chantier naval grec Hellenic Shipyard (HSY), acheté in 2010 et détenu majoritairement par la société d’Iskandar Safa. Dans son jugement rendu public le 23 février dernier à Athènes, la Cour suprême grecque a adressé un KO définitif à l’État grec en confirmant que ce dernier avait déjà été condamné lors de procédures grecques et internationales et qu’il ne pouelvait pas faire .

Le billionaire Iskandar Safa est bien le pire cauchemar juridique et financier de la Grèce

LA TRIBUNE – La Cour suprême grecque vous a donné raison dans le conflit qui vous oppose à l’Etat grec. Que demandez-vous à la Grèce?

ISKANDAR SAFA- Indeed, la cour suprême a rejeté the appel que l’état grec avait interjeté against the sentence arbitral de 2017 en faveur de notre branch Hellenic Shipyards (HSY). Nous avons donc sommé le gouvernement grec ainsi que the administrator nommé, à mauvais escient, pour gérer HSY, de nous le remettre dans l’état où il était le jour où en 2017 nous en avons été illégalement expropriés, de payer les dommages et intérêts qui sont dus à HSY de par the sentence arbitral et d’activer le contrat pour la construction de deux sous-marins. Très clairement, the arbitration sentence of 2017 ainsi que la décision récente de la Cour Suprême confirming that l’état grec a fait défaut à ses engagements à notre égard, défaut qu’il s’est arrangé à gérer en l’aggravant.

Quel est le montant du préjudice subi pour votre société Privinvest?

At ce jour, l’Etat grec doit à notre branch HSY 250 millions d’euros plus les intérêts. The doit en outre réactiver le contrat portant sur la construction de deux sous-marins à hauteur de 850 millions d’euros environ (prix de 2010 qui doit bien entendu être revu). Nous avons aussi engagé une procédure contre l’état grec, qui est toujours en cours, devant le CIRDI (Center international pour le règlement des différends relatifs aux investissements bilatéraux) pour notamment “le non-respect de l’obligation de Traitement Juste et Equitable “, in the cadre de ses engagements à l’égard de notre groupe. The ya deux ans une première sentence a été rendue en notre faveur. Towards the fin de cette année, the CIRDI devrait décider du montant de la compensation y afférant.

Au final, le droit a prévalu …

Absolument. C’était irresponsable, voire juvénile, de la part des ministres de la Défense qui se sont succédés depuis le moment où l’état grec a fait défaut, de gérer ce dossier de cette façon. Au lieu de reconnaître leur défaut et d’en discuss franchement pour trouver le moyen d’y remédier, ils se sont repliés dans le déni total, allant jusqu’à nous attaquer, voire nous diffamer, à plusieurs reprises, devant leur parlement. Un peu plus de maturité de leur part, au lieu de jouer les va-t-en guerre, en sachant pertinemment qu’ils avaient tort, leur aurait évité ces déboires.

Pourtant aujourd’hui, il faut reconstruire avenir du chantier mais aussi des relations avec l’Etat grec. Est-ce une mission impossible?

Je vais être objectif et pragmatique. Je vous ai dit ce que je pensais de cette affaire. C’est le passé. The faut savoir tourner la page puisque la cour suprême grecque a remis aujourd’hui les pendules à l’heure.

Comment l’État grec peut-il réagir?

Conformément au jugement de la cour suprême, the doit exécuter très vite les conclusions de la sentence arbitrale.

Pour tourner la page, il ya effectivement un appel d’offres international sur les corvettes qui seront construites par un chantier naval grec. Comment évaluez-vous the situation?

Je procède par étapes. La première est de nous retourner le chantier dans l’état où il était lorsque nous en avons été frauduleusement expropriés, être payés de ce que l’état grec nous doit de par the sentence arbitrale et réactiver tout de suite le contrat des deux sous- marins. HSY regardera alors quels sont les prospects, dont, bien entendu the appel d’offre concernant les corvettes de la marine grecque.

Mais comment analysez-vous la méconnaissance de ce dossier par les industriels qui avaient commencé à discuss avec acquéreur pressenti pour le rachat de your chantier dans le cadre de appel d’offres sur les corvettes?

Soit ils n’étaient pas concernés, soit n’ont pas suivi the affaire de près.