when Airbus rit, Air France pleure

Après une accalmie, le dollar a repris sa marche en avant face à the euro. Le billet vert a gagné 1.7% sur un mois face à la monnaie commune, plus de 8% depuis le début de l’année. Et il se situe actuellement à 1.05 euros. Cette évolution est loin d’être anecdotique pour le transport aérien et industrie aéronautique, le premier étant structurellement acheteur en dollar, la seconde vendeuse. Aux deux bouts du specter, if trouvent ainsi Air France-KLM and Airbus: les deux géants du secteur ne vivent pas cette évolution des cours de la même manière. There is here a pas empêchés de s’accorder sur une couverture directe, sans organisme financier tiers, pour la commande 100 appearils de la famille A320 NEO et quatre A350F.

A risque structurel for Air France

Largement situées en France and en Europe, les recettes d’Air France-KLM sont majoritairement en euros, à hauteur de 60% en 2021. Le dollar arrive en seconde position, à 20%, thanks to the implantation du groupe sur le marché north-américain. Avant la crise sanitaire, the répartition se situait davantage autour de respectivement 55% et 25%. Le reste est constitué d’autres devises dont le groupe ne women pas le détail, ma le yen est traditionnellement très présent dans les recettes. Or, celui-ci vient d’atteindre son plus bas historique face au dollar depuis 1998.

A inverse, une major partie des coûts opérationnels sont en dollars. In 2021, cela représentait 25%, against 75% pour les autres devises essentiellement constituées d’euros. Avant crise, le poids du billet vert excédait même les 35%. Le montant des dépenses en dollars tend ainsi à excéder les recettes. Le rapport annuel 2021 d’Air France-KLM mentionne ainsi “un risque structurel résiduel. Par conséquent, toute hausse significative du dollar US par rapport à l’uro pourrait avoir un impact négatif sur les results financiers du groupe”.

Le poids des marges de raffinage

Les achats en dollars concernent le carburant qui subit, qui plus est, une forte augmentation avec un cours du brut et des marges sur le raffinage très élevées. Ces dernières se sont envolées avec la combination d’une reprise d’activité forte et d’un manque de capacités après deux ans à tourner au ralenti. Like l’expliquait Willie Walsh, director general of the IATA ever since, les marges de raffinage ont représenté jusqu’à 60% du coût du pétrole brut ces derniers mois, avant de revenir autour de 40%. Mais elles semblent à nouveau repartir à la hausse, alors que le cours du brut tend à se stabiliser between 110 and 120 dollars le barrel.

Si des couvertures existent as largement sur le prix du pétrole, elles sont rares sur celui du kérosène. KLM a certes réussi à se couvrir directement sur ces marges de raffinage, mais de façon relativement modeste face à ce double effect combinant une hausse des coûts du kérosène à un effet de change défavorable.

Maintenance pèse aussi

L’autre poste de dépenses opérationnelles en dollars est l’entretien de la flotte, the achat des pièces étant là-aussi fait en billets verts. There also, a double effect is possible with the renchérissement des matières premières et de l’énergie here impacte the prix des pièces en plus de l’effet de change.

Enfin, les dépenses d’vestissement sont également touchées: avions, sièges, cabines … tout est également en dollars. Même si the arrangement between Airbus and Air France-KLM permet à cette dernière de payer ses dernières commands in euros, l’effet n’est pas entièrement neutre lorsqu’on sait que le groupe est engagé dans an investment plan for sa fleets à hauteur d’un milliard d’euros par an.

Air France-KLM goes donc devoir jouer sur ses recettes commerciales pour contrer cet effet de change négatif. The groupe peut ainsi adapter son réseau pour vendre davantage en zone dollar, ce qu’il a bien su faire par le passé comme l’explique un analyste. Les fermetures actuelles de la Chine, du Japon et de la Corée he permet aujourd’hui de disposer de capacités importantes sur l’Amérique du Nord, dont l’offre cet été dépasse cells de 2019.

Yes, the un de ces pays vient à rouvrir ses portes pleinement, the question du redéploiement de capacités se posera. C’est notamment le cas au Japon, où seuls les Japonais sont autorisés à entrer sur le territoire actuellement.

Airbus goes devoir se montrer patient

Inverse, pour Airbus, la remontée du billet vert a tout d’une bonne nouvelle, he qui est structurellement vendeur en dollar. Pourtant, au petit jeu des couvertures, the avionneur européen n’a visiblement pas fait le bon pari. Afin de réduire son exposition au dollar, Airbus s’est prémuni face aux risques de variations. The ne pourra donc pas profiter immédiatement des bénéfices du dollar fort, comme l’expliquait le mois dernier son directeur financier Dominik Asam.

Si le taux de conversion se maintient entre euro et dollar, the avionneur devrait en tirer parti petit à petit en renouvelant progressivement ses couvertures en cours par de nouvelles avec des taux plus intéressants, mais il faudra probablement attendre 2024 pour le voir en profiter pleinement .